Relever le défi du budget européen
Les débats sur le budget de l’UE se sont concentrés sur la façon d’apurer les dettes du passé, sans aborder la question du repositionnement stratégique européen. Ceci dans un contexte où les capitaux manquent. Chronique par Cécile Philippe, présidente de l’Institut économique Molinari, publiée dans Les Échos.
Les négociations s’accélèrent en vue de l’adoption du budget de l’Union européenne (UE) pour la période 2028-2034. Sans surprise, le budget sera inflationniste puisque la Commission propose une augmentation des dépenses de 39 % à 1.763 milliards d’euros, soit 1,26 % du revenu national brut et que le Parlement fait la surenchère. Les discussions autour du budget ne sont cependant pas à la hauteur du repositionnement que l’Europe doit effectuer d’ici à 2034.
Les discussions ont porté sur les besoins de l’Union européenne (UE) et sur la nécessité de trouver de nouvelles sources de revenus. L’UE est surtout financée par les contributions des différents membres. Avec la pandémie, elle a aussi émis de la dette qu’elle devra commencer à rembourser et elle propose de nouvelles sources de revenus qui lui seraient affectées sous la forme de taxes sur le tabac, les grandes entreprises, les déchets électroniques et les émissions de carbone. Ces taxes conduiront à alourdir la fiscalité ou à transférer les recettes des Etats membres et la question est de savoir si elles seront mieux employées par l’UE que par les Etats membres eux-mêmes.
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