Institut économique Molinari
Texte de Jean Jaurès publié dans L’Humanité le 26 décembre 1909. Le projet des retraites n’a pas encore pris forme définitive au Sénat : le débat n’est pas terminé ; plusieurs articles restent en suspens, et il y aura une deuxième lecture. Mais dès maintenant, on en peut pressentir les traits essentiels. La retraite sera assurée à 65 ans. Elle sera constituée par trois éléments, un versement ouvrier obligatoire, un versement patronal obligatoire, une contribution de l’Etat. L’Etat intervient pour constituer tout de suite,…
→ Lire la suiteTexte de Jean Jaurès publié dans L’Humanité le lundi 27 décembre 1909. La première objection faite par quelques militants du syndicalisme à toute capitalisation, à tout système de retraites ouvrières reposant, même en partie, sur la capitalisation, est celle-ci : Les versements ouvriers et patronaux qui iront s’accumulant tous les ans à la Caisse nationale des retraites seront nécessairement placés en valeurs, valeurs d’Etat ou valeurs industrielles ; ces valeurs porteront des…
→ Lire la suiteTexte de Jean Jaurès publié dans L’Humanité le mardi 28 décembre 1909. On peut disputer sur les mérites comparés, ou sur les défauts comparés, de la répartition et de la capitalisation en matière de retraites ouvrières. On peut préférer l’un des systèmes à l’autre ; on peut préférer une combinaison bien équilibrée des deux systèmes ! Pour moi, je me garderai bien de prononcer contre tel ou tel mode une exclusion absolue.…
→ Lire la suiteTexte de Jean Jaurès publié dans L’Humanité le 4 janvier 1910. Si les retraites ouvrières pouvaient courir un risque avec le système de la capitalisation, elles courraient un risque, au moins égal, et probablement supérieur avec le système de la répartition. Si vous supposez que l’Etat peut escroquer tranquillement onze millions de salariés aveugles et inertes, si vous supposez qu’il peut impunément détourner pour son budget ou pour des opérations véreuses les…
→ Lire la suite







