Donner aux mutuelles le droit de gérer le régime général
Le ratio qualité/coût de la Sécurité sociale ne cesse de se détériorer sous l’effet de mesures décidées sans évaluation économique. Notre système de soins aurait tout à gagner du décloisonnement de la couverture santé et de la mise en concurrence de tous ses acteurs. Chronique par Cécile Philippe, présidente de l’Institut économique Molinari, publiée dans Les Échos.
L’été n’a pas laissé de répit à la détérioration du rapport qualité-coût de la Sécurité sociale puisque des augmentations de ticket modérateur ont été entérinées le 21 août dernier. Le plafond des franchises médicales devrait être lui aussi relevé par décret. Ces mesures – comme la plupart de celles qui les ont précédées – sont prises sans une réelle réflexion autour de l’organisation du système de santé. Elles ne résolvent évidemment pas le problème principal de la gouvernance et l’absence d’outils comptables essentiels au calcul de ce rapport coût-qualité.
Il est entendu que le système coûte cher. Il est aussi de notoriété publique que les cotisations sociales en France sont les plus élevées de l’Union européenne sans que cela corresponde à un meilleur rapport qualité-prix. A l’inverse, la Sécurité sociale ne cesse de se désengager de domaines entiers de la santé comme le dentaire et l’optique et le montant de ses remboursements diminue dans les domaines du médicamentet des dispositifs médicaux. Ce désengagement s’accompagne de justifications dénuées de tout calcul économique qui, au final, détériore la confiance qu’on peut avoir dans le système.
Lire la suite sur le site du journal Les Échos (sur abonnement)



