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Retraites: Bruno Retailleau et sa formule «Liberté-Responsabilité» peuvent-ils sauver le système?

Le président de LR veut qu’un maximum de Français partent à la retraite entre 63 et 65 ans, mais pas seulement. Il souhaite aussi généraliser la capitalisation retraite sur des bases collectives. Le Point a demandé à l’Institut Molinari d’évaluer son programme. Analyse par Cécile Philippe et Nicolas Marques, respectivement présidente et directeur général de l’Institut économique Molinari, publiée dans Le Point.

Les retraites sont un problème financier majeur. Elles représentent 420 milliards d’euros de dépenses publiques par an (14 % du PIB). Financées quasi exclusivement par des cotisations ou des impôts (98 %) et à la marge par l’épargne (2 %), elles sont déficitaires, en dépit des réformes successives, et le niveau de vie des retraités est appelé à baisser de 10 % d’ici 45 ans par rapport au reste de la population. Voici ce qu’avance Bruno Retailleau (LR), lancé dans la campagne présidentielle. Et l’analyse de l’Institut économique Molinari.

SES PROPOSITIONS : « Le droit de partir dès 63 ans. À 65 ans, le taux plein sera garanti à tous. »

Bruno Retailleau défend une approche de liberté et de responsabilité. Je suis libre de partir à la retraite dès 63 ans, mais si je pars à la retraite avant 65 ans, j’aurai moins : une décote de 7 % me sera appliquée par année manquante. Concrètement, si je pars à la retraite à 63 ans, j’aurai 14 % de moins que si j’attends jusqu’à 65 ans. Et si je m’arrête de travailler à 64 ans, j’aurai 7 % de moins. Ceux qui ont commencé à travailler tôt et verront leur départ à la retraite retardé à 63 ans bénéficieront en contrepartie d’avantages. Dès qu’ils auront validé les 43 années de travail, ils bénéficieront d’une exonération de cotisations retraite, soit un gain de 14 % du salaire net. Travailler plus longtemps permettra de gagner plus. Et la carrière complète sera reconnue, puisque le taux plein sera garanti dès 63 ans, sans décote de 7 % par année manquante.

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