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Un mythe concernant le réchauffement de la terre

mardi 5 octobre 2004.

Note économique / Octobre 2004

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Le président russe Poutine a annoncé qu’il ratifierait le protocole de Kyoto après avoir affirmé le contraire pendant de nombreux mois. Peu importe les raisons pour lesquelles il opère ce revirement, il reste que la ratification du pacte sur les émissions de gaz à effet de serre par la Russie a le potentiel d’entraîner l’application du protocole. En effet, il a été décidé lors de la conférence de 1997, qui a abouti à son élaboration, qu’il n’entrerait en vigueur que s’il était signé par au moins 55 pays représentant 55% des émissions.

Le protocole de Kyoto reflète le fait que le changement climatique, en particulier le réchauffement de la planète, est devenu un souci majeur. Il se fonde sur l’idée qu’il est indispensable pour les individus de changer leurs habitudes en matière de consommation d’énergie. C’est elle, en effet, qui serait à l’origine du réchauffement de la terre par le biais des émissions de gaz à effet de serre.

Le principe fondamental de l’effet de serre est le suivant. Plusieurs types de gaz capturent une partie de la chaleur émise par la terre, parmi lesquels on trouve la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le gaz hilarant ou protoxyde d’azote (N20), les gaz CFC (chlorofluorocarbones) et l’ozone. On les appelle les gaz à effet de serre. « Si l’atmosphère ne contenait aucun gaz à effet de serre, la température moyenne du Globe serait inférieure d’environ 33°C à ce qu’elle est, et il est peu probable que la vie aurait pu s’y développer ».

L’attention se focalise en général sur les émissions de CO2 dans la mesure où il représente 60% des gaz additionnels présents dans l’atmosphère et que l’on suppose en général que cette proportion va continuer d’augmenter du fait de l’activité humaine. Environ 80% de ces gaz proviennent de la combustion du pétrole, du charbon et du gaz naturel, et 20% de la déforestation et d’autres modifications sous les tropiques.

Le réchauffement de la terre est considéré par beaucoup comme néfaste car il aurait des conséquences désastreuses sur l’environnement dont hériteront les futures générations. Selon l’opinion généralement répandue, il aurait quatre principaux effets : la montée du niveau des mers avec ses conséquences néfastes sur les terres basses côtières (inondations, vulnérabilité aux tempêtes), un impact sur les écosystèmes avec notamment le déplacement de populations d’insectes dangereuses pour les plantes et les êtres humains et aujourd’hui confinées aux zones tropicales, un ralentissement dans le transport des masses d’eau océaniques et ses effets négatifs sur la ressource halieutique et sur le climat et aussi un impact sur « le temps qu’il fera » et les événements climatiques extrêmes.

En réduisant les émissions de dioxyde de carbone, le protocole de Kyoto devrait pouvoir limiter le réchauffement de la terre et les conséquences néfastes qui lui sont associées. L’adoption de ce protocole a cependant un coût très élevé qui se mesure par l’ensemble des fins auxquelles les individus vont devoir renoncer pour s’assurer de sa bonne mise en oeuvre. Avant de prendre des mesures aussi dramatiques pour la croissance des pays concernés - puisque les prévisions évaluent à 4.8% pour l’Espagne et à 2.9% pour l’Allemagne le montant du Produit Intérieur Brut qui ne sera pas produit d’ici 2010 par rapport à 2002 -, il est important de soulever un certain nombre de questions que pose le changement climatique.



Documents
Note économique
Type : PDF (210.9 ko)
Mis à jour le : 5 octobre 2004

Communiqué de presse
Type : PDF (81.6 ko)
Mis à jour le : 5 octobre 2004




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