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	<title>Institut &#233;conomique Molinari : proposer des solutions alternatives et innovantes favorables &#224; la prosp&#233;rit&#233; de l'ensemble des individus composant la soci&#233;t&#233;</title>
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	<description>L'Institut &#233;conomique Molinari est un organisme de recherche et d'&#233;ducation. Il vise &#224; entreprendre et &#224; stimuler l'approche &#233;conomique dans l'analyse des politiques publiques. L'IEM s'est fix&#233; comme mission de proposer des solutions alternatives et innovantes favorables &#224; la prosp&#233;rit&#233; de l'ensemble des individus composant la soci&#233;t&#233;. Organisation &#224; but non lucratif financ&#233;e par les cotisations volontaires de ses membres, il n'accepte aucune subvention gouvernementale ni soutien de partis politiques.</description>
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		<title>Institut &#233;conomique Molinari : proposer des solutions alternatives et innovantes favorables &#224; la prosp&#233;rit&#233; de l'ensemble des individus composant la soci&#233;t&#233;</title>
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		<title>La faillite des banques centrales - &#201;pilogue</title>
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		<dc:creator>Sim&#233;on Brutskus</dc:creator>


		<dc:subject>03. Politique fiscale</dc:subject>
		<dc:subject>01. Finance et crise financi&#232;re</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Notre pr&#233;c&#233;dent article d&#233;fendait la th&#232;se que l'insolvabilit&#233; d'une banque centrale ne pouvait &#234;tre que comptable, et que de ce fait elle n'avait pas d'incidence directe sur la situation &#233;conomique de la banque centrale elle-m&#234;me. En revanche, nous avons &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; d'une incidence indirecte, notamment &#224; travers le comportement des d&#233;tenteurs de monnaie. C'est l'analyse de ce dernier point qui cl&#244;turera cette trilogie sur la question de la faillite des banques centrales.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/articles-d-interet,004.html" rel="directory"&gt;06. Articles d'int&#233;r&#234;t&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/politique-fiscale,005.html" rel="tag"&gt;03. Politique fiscale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/finance-et-crise-financiere,009.html" rel="tag"&gt;01. Finance et crise financi&#232;re&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L150xH114/arton1318-6c5b8.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='114' class='spip_logos' style='height:114px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte d'opinion publi&#233; le 9 mai 2012 sur 24hGold.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.institutmolinari.org/comment-les-banques-centrales-font,1304.html' class='spip_out'&gt;Notre pr&#233;c&#233;dent article&lt;/a&gt; d&#233;fendait la th&#232;se que l'insolvabilit&#233; d'une banque centrale ne pouvait &#234;tre que comptable, et que de ce fait elle n'avait pas d'incidence directe sur la situation &#233;conomique de la banque centrale elle-m&#234;me. En revanche, nous avons &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; d'une incidence indirecte, notamment &#224; travers le comportement des d&#233;tenteurs de monnaie. C'est l'analyse de ce dernier point qui cl&#244;turera cette trilogie sur la question de la faillite des banques centrales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une monnaie continue &#224; &#234;tre d&#233;tenue et utilis&#233;e dans les transactions uniquement dans la mesure o&#249; les individus anticipent pouvoir l'&#233;changer contre d'autres biens et services &#224; l'avenir. Cette anticipation, aussi subjective soit-elle, se nourrit de facteurs objectifs, tels l'attitude observ&#233;e des autres participants au march&#233; ainsi que la stabilit&#233; du pouvoir d'achat de la monnaie. Si, par exemple, les prix mon&#233;taires se mettaient &#224; grimper contre toute attente, les anticipations quant &#224; la capacit&#233; de la monnaie de garder le pouvoir d'achat de l'&#233;pargne individuelle seront revues. Une baisse de la demande de monnaie s'ensuivrait, laquelle impliquerait de fait une demande accrue d'autres biens et services, et donc une hausse effective des prix mon&#233;taires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est bien ce comportement individuel en mati&#232;re de demande de monnaie qui explique tant la gen&#232;se que la mort des monnaies, et donc par extension de leurs producteurs. Dans le monde moderne des monnaies-papiers, une banque centrale peut &#234;tre mise &#224; mal si la demande pour sa monnaie (euro, dollar, yen) venait &#224; diminuer sensiblement jusqu'&#224; dispara&#238;tre. La hausse des prix mon&#233;taires qui s'ensuivrait nourrirait des anticipations de baisse future du pouvoir d'achat, ce qui inciterait les individus &#224; d&#233;tenir encore moins de monnaie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est pas rare que cette situation qui, &#224; cause du refus d'utiliser la monnaie, donne l'illusion d'une raret&#233; de celle-ci pousse la banque centrale &#224; injecter encore plus de monnaie, soi-disant pour pallier l'insuffisance d'encaisses. Le processus acc&#233;l&#233;r&#233; de d&#233;t&#233;rioration du pouvoir d'achat de la monnaie, qu'on appelle encore hyperinflation, r&#233;sulte alors en une annihilation pure et simple de la valeur de la monnaie. D'un point de vue &#233;conomique, la banque centrale a fait faillite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains arrangements mon&#233;taires diff&#233;rents de celui d&#233;crit dans notre s&#233;rie d'article, tels la convertibilit&#233; en une monnaie marchandise (l'&#233;talon-or par exemple), pr&#233;sentent l'avantage d'envoyer des signes annonciateurs de d&#233;t&#233;rioration du pouvoir d'achat de la monnaie en question qui permettent alors d'&#233;viter la faillite d&#233;finitive d'une banque &#233;mettrice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, la baisse de la demande de signes mon&#233;taires (&#224; savoir les billets convertibles dans la marchandise choisie comme monnaie), surtout gr&#226;ce &#224; des sp&#233;culateurs entreprenants et avis&#233;s, se traduit alors par une perte de r&#233;serves en monnaie-marchandise. Cela rend bien plus difficile le maintien de la convertibilit&#233;, et oblige la banque centrale &#233;mettrice &#224; adopter une politique conservatrice, dans la mesure o&#249; elle souhaiterait ne pas d&#233;valuer ses &#233;missions. Le risque de d&#233;valuation, et la perte de r&#233;putation qu'il impliquerait, agit alors comme un facteur responsabilisant. Ce m&#233;canisme est cependant absent du monde moderne de monnaies-papiers inconvertibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La faillite d'une banque centrale moderne appara&#238;t in fine comme tout &#224; fait possible, non pas &#224; cause de l'inconvertibilit&#233; de la monnaie-papier, mais &#224; cause du comportement que les utilisateurs de la monnaie pourraient adopter. &#192; son tour, ce comportement est intimement li&#233; &#224; la politique suivie par la banque centrale, notamment en mati&#232;re de cr&#233;ation mon&#233;taire. Plus une banque centrale est expansionniste, plus elle s'expose au risque de faillite car elle nourrit la r&#233;ticence des individus &#224; utiliser sa monnaie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au fond, ce sont donc les fausses th&#233;ories &#233;conomiques lesquelles, en faisant croire &#224; un lien causal entre cr&#233;ation mon&#233;taire et richesse, justifieraient les politiques mon&#233;taires expansionnistes, qui expliquent la possible faillite des banques centrales. Il s'agit l&#224; d'une conclusion, somme toute, positive car elle sugg&#232;re que des institutions incapables d'atteindre l'objectif qui leur a &#233;t&#233; assign&#233; (dans le cas d'une banque centrale, le maintien du pouvoir d'achat de la monnaie) finissent par dispara&#238;tre d'elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sim&#233;on Brutskus a v&#233;cu sa jeunesse &#224; l'Est, avant de parfaire son &#233;ducation &#233;conomique en France. Sa carri&#232;re d'enseignant-chercheur l'a conduit &#224; s'int&#233;resser &#224; la th&#233;orie et politique mon&#233;taires, et au r&#244;le qu'occupent les banques centrales dans la d&#233;stabilisation des syst&#232;mes financiers.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pour que la crise d&#233;bouche sur une expansion durable</title>
		<link>http://www.institutmolinari.org/pour-que-la-crise-debouche-sur-une,1316.html</link>
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		<dc:date>2012-05-16T13:27:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Philippe</dc:creator>


		<dc:subject>03. Politique fiscale</dc:subject>
		<dc:subject>01. Finance et crise financi&#232;re</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quand la crise a &#233;clat&#233; en 2007 aux &#201;tats-Unis puis en 2008 en Europe, tout le monde esp&#233;rait que celle-ci serait de courte dur&#233;e et qu'il suffirait de quelques plans de relance &#224; la mode keyn&#233;sienne pour faire repartir nos &#233;conomies, certes en difficult&#233;, mais structurellement saines. Or, les sommets comme les plans de relance se sont multipli&#233;s au cours de derni&#232;res ann&#233;es sans que rien n'y fasse : la crise est l&#224; et risque m&#234;me de s'intensifier.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/dans-les-medias,028.html" rel="directory"&gt;02. Dans les m&#233;dias&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/politique-fiscale,005.html" rel="tag"&gt;03. Politique fiscale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/finance-et-crise-financiere,009.html" rel="tag"&gt;01. Finance et crise financi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L150xH114/arton1316-0bb83.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='114' class='spip_logos' style='height:114px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte d'opinion publi&#233; dans l'&#233;dition de mars 2012 de &lt;i&gt;L'ENA hors les murs&lt;/i&gt;, le magazine mensuel fran&#231;ais &#233;dit&#233; par les anciens &#233;l&#232;ves de l'&#201;cole nationale d'administration (ENA).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand la crise a &#233;clat&#233; en 2007 aux &#201;tats-Unis puis en 2008 en Europe, tout le monde esp&#233;rait que celle-ci serait de courte dur&#233;e et qu'il suffirait de quelques plans de relance &#224; la mode keyn&#233;sienne pour faire repartir nos &#233;conomies, certes en difficult&#233;, mais structurellement saines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, les sommets comme les plans de relance se sont multipli&#233;s au cours de derni&#232;res ann&#233;es sans que rien n'y fasse : la crise est l&#224; et risque m&#234;me de s'intensifier. Faut-il pour autant c&#233;der au pessimisme et &#224; la morosit&#233; ? Ce serait dommage. Si cette crise est et sera douloureuse, elle est aussi une formidable occasion de mieux comprendre les maux dont souffrent nos &#233;conomies. Elle nous aidera peut-&#234;tre &#224; trouver le courage de r&#233;aliser les r&#233;formes qui nous permettront de rebondir durablement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;part la crise actuelle a &#233;t&#233; analys&#233;e comme remettant au go&#251;t du jour les th&#232;ses keyn&#233;siennes, justifiant le recours aux plans de relance. Apr&#232;s 3 ans de relances, budg&#233;taire et mon&#233;taire, sans effet durable sur la sant&#233; de l'&#233;conomie, elle incite au contraire &#224; se repencher sur le courant &#233;conomique autrichien et sa th&#233;orie du cycle &#233;conomique. Cette &#233;cole offre en effet une explication pertinente de la situation et des solutions capables de nous redonner les moyens de repartir sur des bases saines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les keyn&#233;siens, repr&#233;sent&#233;s aujourd'hui par des &#233;conomistes comme Paul Krugman (prix Nobel d'&#233;conomie 2008), l'&#233;conomie est soumise &#224; des changements impr&#233;visibles. La prosp&#233;rit&#233; comme le d&#233;clin sont le fruit dans un cas d'un optimisme inexplicable et dans l'autre d'un pessimisme tout aussi arbitraire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;cessions font donc partie int&#233;grante des &#233;conomies de march&#233;. Ainsi, quand la demande pour l'investissement diminue de fa&#231;on soudaine du fait d'une perte de confiance inexplicable et irrationnelle du monde des affaires (l'esprit animal), cela d&#233;clenche une baisse de la production, une hausse du ch&#244;mage et une chute des revenus des m&#233;nages. Ces derniers perdent &#224; leur tour confiance et &#233;pargnent plut&#244;t que de d&#233;penser, si bien que les entreprises se retrouvent avec des invendus et diminuent encore leur production. Cela d&#233;clenche une v&#233;ritable spirale d&#233;flationniste que seul l'&#201;tat peut contrer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, les keyn&#233;siens proposent que l'&#201;tat use de ses plans de relance, budg&#233;taires et mon&#233;taires, pour compenser la baisse de la demande priv&#233;e par la demande publique. Dans leur vision, le taux d'int&#233;r&#234;t est un ph&#233;nom&#232;ne purement mon&#233;taire (r&#233;sultat de la confrontation de l'offre et de la demande de monnaie). Il doit &#234;tre maintenu &#224; un niveau bas pour via la cr&#233;ation mon&#233;taire, susciter un niveau d'investissement &#233;lev&#233; et ainsi augmenter le taux de croissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette politique mon&#233;taire se r&#233;v&#232;le cependant souvent insuffisante pour stimuler la demande car quand les taux sont trop bas, des investisseurs priv&#233;s peuvent d&#233;cider de retirer leur fonds et quand l'incertitude est trop &#233;lev&#233;e, les individus peuvent pr&#233;f&#233;rer &#233;pargner leur argent plut&#244;t que de l'investir. Du coup, les d&#233;penses publiques offrent une garantie que les fonds seront effectivement investis quelque part dans l'&#233;conomie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour l'&#233;cole d'&#233;conomie autrichienne, repr&#233;sent&#233;e par des &#233;conomistes comme Ludwig von Mises ou Friedrich A. von Hayek (prix Nobel d'&#233;conomie 1974), ces politiques mon&#233;taires et budg&#233;taires sont incapables d'offrir des solutions &#224; l'apparition de cycles &#233;conomiques dans la mesure o&#249; elles en sont &#224; l'origine.
Ils expliquent, &#224; la diff&#233;rence de Keynes, que le taux d'int&#233;r&#234;t est la cons&#233;quence d'un ph&#233;nom&#232;ne intrins&#232;quement humain, &#224; savoir la pr&#233;f&#233;rence pour le temps des individus. Les gens comme vous et moi pr&#233;f&#232;rent consommer maintenant un bien plus t&#244;t que plus tard. Cela conduit &#224; la formation d'un taux d'int&#233;r&#234;t sur le march&#233; qui r&#233;compense l'attente entre la consommation imm&#233;diate et la consommation dans le futur (l'&#233;pargne). Quand le taux d'int&#233;r&#234;t baisse, la pr&#233;f&#233;rence pour le pr&#233;sent de la plupart des gens diminue. Si le taux d'int&#233;r&#234;t augmente, c'est que les pr&#233;f&#233;rences changent et que la pr&#233;f&#233;rence pour le pr&#233;sent cro&#238;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le taux d'int&#233;r&#234;t dans une soci&#233;t&#233; est donc un indicateur de la quantit&#233; d'&#233;pargne que les individus sont pr&#234;ts &#224; mettre &#224; la disposition d'investisseurs qui de ce fait seront en mesure de mener &#224; bien des projets. Quand on manipule &#224; la baisse ce taux par la cr&#233;ation de monnaie &#8211; comme le proposent les keyn&#233;siens &#8211; on laisse penser qu'il existe un stock d'&#233;pargne plus important que &#231;a n'est en fait le cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela va inciter des entrepreneurs &#224; se lancer dans des projets de plus longue dur&#233;e puisque le taux en vigueur indique &#8211; au moins sur le papier &#8211; qu'il est maintenant rentable de les lancer. Or, dans la mesure o&#249; la pr&#233;f&#233;rence pour le pr&#233;sent des individus n'a pas chang&#233;, les entrepreneurs vont se retrouver dans l'impossibilit&#233; de trouver les ressources n&#233;cessaires &#224; leur r&#233;alisation compl&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il va ainsi devenir n&#233;cessaire d'ench&#233;rir sur le prix des facteurs de production, si bien que la marge de profitabilit&#233; des projets va diminuer. Ce rench&#233;rissement du prix des mati&#232;res premi&#232;res va aussi susciter des besoins de monnaie suppl&#233;mentaires aupr&#232;s des banques. Si celles-ci sentent que leur solvabilit&#233; est menac&#233;e, elles peuvent d&#233;cider de ne plus octroyer de nouveaux cr&#233;dits, provoquant ainsi la faillite des entrepreneurs en question. Le rench&#233;rissement des prix peut aussi cr&#233;er des tensions &#224; la hausse du niveau g&#233;n&#233;ral des prix, incitant les Banques centrales &#224; stopper la cr&#233;ation mon&#233;taire en remontant leurs taux directeurs, rendant le refinancement des banques commerciales plus difficile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est alors que la bulle &#233;clate et entra&#238;ne l'arr&#234;t de nombre de projets, la faillite en cascade d'entreprises et l'augmentation du taux de ch&#244;mage. Ces ph&#233;nom&#232;nes sont la preuve que de nombreux malinvestissements ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s et que des ajustements au sein de la structure de production sont n&#233;cessaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or depuis les ann&#233;es 1970, &#224; chaque fois que le syst&#232;me s'est essouffl&#233;, les pouvoirs publics ont r&#233;pondu par une politique budg&#233;taire et mon&#233;taire toujours plus accommodante. C'&#233;tait d'autant plus facile qu'avec la fin du syst&#232;me de change-or (1971) et l'&#233;mergence d'un syst&#232;me mon&#233;taire bas&#233; sur de la monnaie fiduciaire, la cr&#233;ation mon&#233;taire n'a plus de limites. Cela explique les d&#233;rapages de pays, tels la France, incapables d'&#233;quilibrer leurs comptes publics depuis 1974.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l'on en croit les keyn&#233;siens, ces plans de relance n'ont pas &#233;t&#233; suffisants. Paul Krugman ne cesse de rappeler que la dette et le d&#233;ficit ne sont pas des probl&#232;mes en soi et que seul le niveau d'emploi compte, emploi qu'il faut stimuler par l'injection de liquidit&#233;s aussi importantes que n&#233;cessaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les autrichiens, au contraire, ces &#171; injections &#187; sont le poison qui tue &#224; petit feu nos &#233;conomies et ce n'est pas en ajoutant de nouvelles couches de d&#233;penses qu'on leur permettra de repartir sur des bases saines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faudrait, au contraire, cesser d'emp&#234;cher le march&#233; de fonctionner normalement et donc laisser les taux d'int&#233;r&#234;t se fixer librement, arr&#234;ter de sauver de la faillite ces entreprises et ces banques devenues insolvables et parfois irresponsables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la p&#233;riode de crise est douloureuse, elle n'en est pas moins n&#233;cessaire car elle va permettre une r&#233;allocation des ressources de production, rendue d'autant plus facile &#224; r&#233;aliser que sous l'impact de nombreuses faillites et de la fin des cr&#233;dits artificiels, les prix chutent. La baisse des prix va permettre le rachat des ressources productives par des entrepreneurs qui les utiliseront dans des processus de production plus courts et plus rentables. Progressivement, les affaires reprennent sur des bases plus saines car plus conformes &#224; ce que les gens souhaitent en priorit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si cette crise est l'occasion pour un certain nombre de comprendre que nous ne vivons pas dans des soci&#233;t&#233;s capitalistes &#224; tout crin mais au contraire, dans des syst&#232;mes o&#249; les politiques mon&#233;taires et r&#233;glementaires n'ont sans doute jamais &#233;t&#233; aussi lourdes, alors il y a de vraies raisons d'&#234;tre optimiste. Car en comprenant les raisons de la r&#233;cession, il sera alors possible de parler des solutions n&#233;cessaires pour rebondir et reconstruire le dynamisme et la comp&#233;titivit&#233; de la France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;cile Philippe est directrice g&#233;n&#233;rale de l'Institut &#233;conomique Molinari.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De 1/4 &#224; 1/2</title>
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		<description>Le niveau des d&#233;penses publiques des pays d&#233;velopp&#233;s a connu une augmentation tr&#232;s importante depuis 1960 jusqu'au milieu des ann&#233;es 1990 o&#249; leur valeur moyenne pour les dix-huit pays de l'OCDE a connu un pic (qui depuis a cependant &#233;t&#233; d&#233;pass&#233; du fait de la crise). Elles sont pass&#233;es en une trentaine d'ann&#233;es d'un peu plus d'un quart du PIB &#224; un peu moins de la moiti&#233;. Source : Rapport d'information n&#176;441, S&#233;nat, 2 juillet (...)

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/le-chiffre-de-l-iem,016.html" rel="directory"&gt;08. Le chiffre de l'IEM&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le niveau des d&#233;penses publiques des pays d&#233;velopp&#233;s a connu une augmentation tr&#232;s importante depuis 1960 jusqu'au milieu des ann&#233;es 1990 o&#249; leur valeur moyenne pour les dix-huit pays de l'OCDE a connu un pic (qui depuis a cependant &#233;t&#233; d&#233;pass&#233; du fait de la crise). Elles sont pass&#233;es en une trentaine d'ann&#233;es d'un peu plus d'un quart du PIB &#224; un peu moins de la moiti&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source :&lt;/strong&gt; &lt;a href='http://www.senat.fr/rap/r07-441/r07-4411.pdf' class='spip_out'&gt;Rapport d'information n&#176;441&lt;/a&gt;, S&#233;nat, 2 juillet 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Dictionnaire du lib&#233;ralisme (Larousse, 2012)</title>
		<link>http://www.institutmolinari.org/le-dictionnaire-du-liberalisme,1313.html</link>
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		<dc:date>2012-05-09T16:32:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>03. Techniques de l'information</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;C&#233;cile Philippe, directrice g&#233;n&#233;rale de l'IEM, et Valentin Petkantchin, chercheur associ&#233; &#224; l'IEM, ont contribu&#233; au &lt;i&gt;Dictionnaire du lib&#233;ralisme&lt;/i&gt;, publi&#233; chez Larousse en avril 2012 (C. Philippe : &#171; D&#233;veloppement durable et environnement &#187; ; V. Petkantchin : &#171; Brevet, quota, salaire minimum et utilit&#233; marginale &#187;). Sous la direction de Mathieu Laine, l'ouvrage comprend 300 entr&#233;es et 65 contributeurs.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/dans-les-medias,028.html" rel="directory"&gt;02. Dans les m&#233;dias&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/techniques-de-l-information,002.html" rel="tag"&gt;03. Techniques de l'information&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L150xH114/arton1313-8b6a4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='114' class='spip_logos' style='height:114px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dictionnaire du lib&#233;ralisme&lt;/i&gt;, publi&#233; chez Larousse en avril 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;cile Philippe, directrice g&#233;n&#233;rale de l'IEM, et Valentin Petkantchin, chercheur associ&#233; &#224; l'IEM, ont contribu&#233; au &lt;i&gt;Dictionnaire du lib&#233;ralisme&lt;/i&gt;, publi&#233; chez Larousse en avril 2012 (C. Philippe : &#171; D&#233;veloppement durable et environnement &#187; ; V. Petkantchin : &#171; Brevet, quota, salaire minimum et utilit&#233; marginale &#187;). Sous la direction de Mathieu Laine, l'ouvrage comprend 300 entr&#233;es et 65 contributeurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Pr&#233;sentation de l'&#233;diteur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lib&#233;ralisme a-t-il &#233;chou&#233; ? Le lib&#233;ralisme est-il la loi du plus fort ? Pourquoi les Fran&#231;ais sont-ils hostiles au lib&#233;ralisme ? Le lib&#233;ralisme est-il un anarchisme sauvage ? Un &#171; laisser-faire &#187; immoral ? Une doctrine de droite ? Un nouveau totalitarisme ? Etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En cette p&#233;riode de crise &#233;conomique, et &#224; la veille des &#233;lections pr&#233;sidentielles, autant de questions que l'on pourrait &#234;tre en droit de se poser. De fa&#231;on claire et sans langue-de-bois, le &lt;i&gt;Dictionnaire du lib&#233;ralisme&lt;/i&gt; apporte des r&#233;ponses originales et d&#233;nonce les id&#233;es re&#231;ues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En plus de 300 entr&#233;es, cet ouvrage montre que le lib&#233;ralisme n'est pas qu'une doctrine &#233;conomique, mais bien un courant de pens&#233;e plus global et pr&#233;sent dans d'autres secteurs de la soci&#233;t&#233; par exemple politique, juridique, &#233;ducatif, sociologique, voire m&#234;me philosophique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Biographie de l'auteur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mathieu Laine a dirig&#233; cet ouvrage. Il a cr&#233;&#233; et anime le s&#233;minaire de Sciences Po &#171; Introduction &#224; la pens&#233;e lib&#233;rale &#187;. Il dirige le cabinet de conseil en strat&#233;gie Altermind. Il est &#233;galement membre du comit&#233; de r&#233;daction de la revue &lt;i&gt;Commentaire&lt;/i&gt; et auteur de plusieurs essais, dont &lt;i&gt;La Grande Nurserie&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Post-politique&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sp&#233;cialistes reconnus dans leur domaine respectif, les 65 auteurs du &lt;i&gt;Dictionnaire du lib&#233;ralisme&lt;/i&gt; sont &#233;conomistes, juristes, philosophes. sociologues, psychiatres ou historiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Liens externes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.institutmolinari.org/IMG/pdf/12_04_12_MLdictionnairedulibralisme-lepoint.pdf' class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;Un dictionnaire tr&#232;s lib&#233;ral - Souvent caricatur&#233;, le lib&#233;ralisme serait-il un humanisme ?&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;Article de Marc Lambron publi&#233; dans &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; le 12 avril 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.institutmolinari.org/IMG/pdf/12_04_11_ML_dictionnairedulibralisme-lesechos.pdf' class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;Aux sources du lib&#233;ralisme&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;Interview avec Mathieu Laine publi&#233;e dans &lt;i&gt;Les &#201;chos&lt;/i&gt; le 11 avril 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.amazon.fr/Dictionnaire-du-lib%C3%A9ralisme-Mathieu-LAINE/dp/2035841852' class='spip_out'&gt;&lt;strong&gt;Commandez l'ouvrage sur Amazon.fr&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'innovation graduelle, victime de la ma&#238;trise comptable des d&#233;penses de sant&#233;</title>
		<link>http://www.institutmolinari.org/l-innovation-graduelle-victime-de,1312.html</link>
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		<dc:date>2012-05-09T15:45:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valentin Petkantchin</dc:creator>


		<dc:subject>04. Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>05. Services publics</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Si le progr&#232;s des m&#233;dicaments &#171; pionniers &#187; &#8211; &#224; l'origine de nouvelles classes th&#233;rapeutiques comme la p&#233;nicilline &#8211; est peu contest&#233;, celui des traitements repr&#233;sentant des innovations graduelles l'est de plus en plus. Appel&#233;s souvent, &#224; tort, des m&#233;dicaments &#171; copies &#187; (ou &#171; me-too &#187;), leur caract&#232;re innovant est mal reconnu et leur commercialisation se trouve d&#233;courag&#233;e par les pouvoirs publics qui face au d&#233;rapage des d&#233;penses publiques accentuent la ma&#238;trise comptable et bureaucratique des d&#233;penses de sant&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/dans-les-medias,028.html" rel="directory"&gt;02. Dans les m&#233;dias&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/sante,004.html" rel="tag"&gt;04. Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/services-publics,006.html" rel="tag"&gt;05. Services publics&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L150xH114/arton1312-4c7f2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='114' class='spip_logos' style='height:114px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte d'opinion publi&#233; dans &lt;i&gt;Le Temps&lt;/i&gt;, le vendredi 27 avril 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si le progr&#232;s des m&#233;dicaments &#171; pionniers &#187; &#8211; &#224; l'origine de nouvelles classes th&#233;rapeutiques comme la p&#233;nicilline &#8211; est peu contest&#233;, celui des traitements repr&#233;sentant des innovations graduelles l'est de plus en plus. Appel&#233;s souvent, &#224; tort, des m&#233;dicaments &#171; copies &#187; (ou &#171; me-too &#187;), leur caract&#232;re innovant est mal reconnu et leur commercialisation se trouve d&#233;courag&#233;e par les pouvoirs publics qui face au d&#233;rapage des d&#233;penses publiques accentuent la ma&#238;trise comptable et bureaucratique des d&#233;penses de sant&#233;. De telles politiques privent les patients de leurs bienfaits potentiels et nuisent aussi paradoxalement &#224; la mise au point de ces futurs traitements r&#233;volutionnaires que tout le monde attend.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;valuation des nouveaux m&#233;dicaments par la Commission de la transparence (CT) en France en fournit une bonne illustration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tant que patient, vous ou votre m&#233;decin trouvez sans doute qu'un dosage plus pr&#233;cis ou diff&#233;rent, qu'un mode d'administration moins douloureux ou plus facile (un patch ou une prise orale &#224; la place d'une injection effectu&#233;e par un m&#233;decin), sont importants pour votre qualit&#233; de vie au quotidien. Pourtant, depuis 2004 ce type d'innovation ne figure plus dans la grille d'&#233;valuation de la CT, utilis&#233;e pour juger du caract&#232;re innovant ou non des nouveaux m&#233;dicaments. Celle-ci conclut ainsi quasi-syst&#233;matiquement &#224; une absence d'am&#233;lioration du service m&#233;dical rendu : en 2008-09 ce fut le cas de pr&#232;s de 9 nouveaux m&#233;dicaments examin&#233;s sur 10.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &#171; mauvaise note &#187; de la part de la CT signifie concr&#232;tement que les nouveaux m&#233;dicaments ne pourront &#234;tre commercialis&#233;s que si leurs prix sont inf&#233;rieurs au prix des traitements existants, m&#234;me s'il s'agit des prix de m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques fix&#233;s 10 ou 15 ans auparavant. Les baisses de prix impos&#233;es par les pouvoirs publics peuvent ainsi &#234;tre consid&#233;rables, atteignant jusqu'&#224; 75% du prix de r&#233;f&#233;rence. Certains laboratoires d&#233;cident alors de reporter leur commercialisation en France au grand dam des patients qui auraient pu en b&#233;n&#233;ficier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces politiques du m&#233;dicament &#8211; visant &#224; p&#233;naliser les m&#233;dicaments issus de l'innovation graduelle &#8211; vont &#224; l'encontre de la logique du processus d'innovation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quels que soient le secteur et l'&#233;poque consid&#233;r&#233;s, l'innovation technologique est &#233;videmment marqu&#233;e par des innovations radicales. Mais elle est &#233;galement caract&#233;ris&#233;e en parall&#232;le par de nombreuses innovations graduelles (ou incr&#233;mentales) qui sont omnipr&#233;sentes autour de nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par exemple, si le moteur &#224; combustion interne a r&#233;volutionn&#233; nos moyens de transport depuis sa d&#233;couverte, il a subi de nombreux perfectionnements au fil du temps. Gr&#226;ce &#224; eux, nous nous d&#233;pla&#231;ons plus vite et plus s&#251;rement tout en consommant moins de ressources. Dans le domaine informatique, les disques durs, processeurs et logiciels font &#233;galement l'objet de nombreuses corrections, mises &#224; jour et nouvelles versions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans innovation graduelles, nos appareils num&#233;riques p&#232;seraient encore 3,6 kg, offriraient une r&#233;solution de 0,01 m&#233;gapixels et nous co&#251;teraient pas loin de 20 000 dollars am&#233;ricains. Imaginez un peu &#224; quoi ils auraient pu ressembler si les pouvoirs publics s'en &#233;taient m&#234;l&#233;s et avaient appliqu&#233;s la m&#234;me politique que celle qu'ils m&#232;nent en sant&#233;. Les consommateurs se seraient vus oblig&#233;s d'utiliser ces premiers appareils &#224; la place des appareils actuels dont la r&#233;solution est plus de mille fois plus importante, pour une fraction du poids et du prix ! Pourquoi accepter pour les m&#233;dicaments ce que nous ne pouvons m&#234;me pas imaginer dans tant d'autres domaines de notre vie ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, l'innovation graduelle pr&#233;sente plusieurs avantages sous-estim&#233;s dans le d&#233;bat public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des avantages th&#233;rapeutiques, d'une part. Car les m&#233;dicaments &#171; pionniers &#187; sont souvent perfectibles une fois utilis&#233;s &#224; grande &#233;chell et n'offrent que tr&#232;s rarement la solution optimale pour traiter une maladie. Le fait de disposer de mol&#233;cules issues de l'innovation graduelle qui ont un profil, une posologie, un dosage, une rapidit&#233; d'action ou un m&#233;tabolisme diff&#233;rents, permet aux m&#233;decins de mieux personnaliser le traitement. En cas de retrait du m&#233;dicament &#171; pionnier &#187;, ils offrent &#233;galement une solution de remplacement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le soulignent deux sp&#233;cialistes, l'histoire de la pharmacologie est en r&#233;alit&#233; marqu&#233;e par les am&#233;liorations graduelles dans la s&#251;ret&#233;, l'efficacit&#233;, la s&#233;lectivit&#233;, et l'utilisation des m&#233;dicaments. Ainsi, pr&#232;s des deux tiers (63%) des m&#233;dicaments consid&#233;r&#233;s en 2005 comme essentiels par l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS) sont en fait issus de l'innovation graduelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figure 1 : Part des m&#233;dicaments issus de l'innovation graduelle sur la liste des m&#233;dicaments essentiels de l'OMS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_766 spip_documents' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L375xH198/fiigure1-090512-eff61.jpg' width='375' height='198' alt='JPEG - 36.2 ko' style='height:198px;width:375px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source :&lt;/strong&gt; Cohen &lt;i&gt;et al&lt;/i&gt;., &lt;i&gt;Journal of Clinical Pharmacy and Therapeutics&lt;/i&gt;, 2006.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autre part, l'innovation pharmaceutique graduelle pr&#233;sente des b&#233;n&#233;fices &#233;conomiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par exemple, en diminuant les effets secondaires (vertiges, vomissements, troubles digestifs, douleurs, etc.) ou en am&#233;liorant le dosage et la commodit&#233; d'emploi, elle permet aux malades de vivre une vie plus normale et de redevenir productifs plus rapidement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, l'innovation graduelle a des avantages en mati&#232;re de gestion d'entreprise. Elle permet des flux de revenus moins incertains que ceux de l'innovation radicale et une meilleure diversification du risque li&#233; aux activit&#233;s des laboratoires. Or, ce sont ces flux de revenus qui servent &#224; financer l'innovation radicale. P&#233;naliser l'innovation graduelle signifie automatiquement moins de ressources &#224; investir en R&amp;D et plus de risques pour les laboratoires.
Les politiques du m&#233;dicament visant d&#233;lib&#233;r&#233;ment &#224; p&#233;naliser l'innovation graduelle finissent donc paradoxalement par avoir un effet oppos&#233; &#224; celui qui est affich&#233;. Au lieu de favoriser la future mise au point de m&#233;dicaments pionniers, elles la freinent aux d&#233;pens des patients en attente des traitements r&#233;volutionnaires de demain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Valentin Petkantchin est chercheur associ&#233; &#224; l'Institut &#233;conomique Molinari.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>300/65</title>
		<link>http://www.institutmolinari.org/300-65,1311.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>Larousse vient de publier un dictionnaire du lib&#233;ralisme. Celui-ci comprend plus de 300 entr&#233;es et affiche 65 contributeurs pour outrepasser les caricatures et faire appara&#238;tre cette philosophie sous son vrai visage. Source : Le dictionnaire du lib&#233;ralisme, sous la direction de Mathieu Laine, Larousse, 2012.

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/le-chiffre-de-l-iem,016.html" rel="directory"&gt;08. Le chiffre de l'IEM&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Larousse vient de publier un dictionnaire du lib&#233;ralisme. Celui-ci comprend plus de 300 entr&#233;es et affiche 65 contributeurs pour outrepasser les caricatures et faire appara&#238;tre cette philosophie sous son vrai visage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source :&lt;/strong&gt; &lt;a href='http://www.amazon.fr/Dictionnaire-du-lib%C3%A9ralisme-Mathieu-LAINE/dp/2035841852' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Le dictionnaire du lib&#233;ralisme&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, sous la direction de Mathieu Laine, Larousse, 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Une occasion manqu&#233;e de parler du r&#244;le de l'&#201;tat</title>
		<link>http://www.institutmolinari.org/une-occasion-manquee-de-parler-du,1310.html</link>
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		<dc:date>2012-05-02T16:00:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;De plus en plus de Fran&#231;ais comprennent que notre mod&#232;le est &#224; bout de souffle et qu'on ne peut pas continuer &#224; creuser les d&#233;ficits, en demandant &#224; l'&#201;tat de faire toujours plus. Or nous ne sommes pas n&#233;cessairement dans une impasse et il existe des raisons d'esp&#233;rer. Notre histoire, comme celle de plusieurs pays, nous montre qu'il n'y a rien d'in&#233;luctable. Des r&#233;formes, permettant de lib&#233;rer les forces pour s'en sortir par le haut, sont toujours possibles.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/2012,037.html" rel="directory"&gt;2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L150xH23/arton1310-776f4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='23' class='spip_logos' style='height:23px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De plus en plus de Fran&#231;ais comprennent que notre mod&#232;le est &#224; bout de souffle et qu'on ne peut pas continuer &#224; creuser les d&#233;ficits, en demandant &#224; l'&#201;tat de faire toujours plus. Or nous ne sommes pas n&#233;cessairement dans une impasse et il existe des raisons d'esp&#233;rer. Notre histoire, comme celle de plusieurs pays, nous montre qu'il n'y a rien d'in&#233;luctable. Des r&#233;formes, permettant de lib&#233;rer les forces pour s'en sortir par le haut, sont toujours possibles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La crise &#233;conomique lors de la campagne pr&#233;sidentielle - C&#233;cile Philippe sur i&gt;TELE</title>
		<link>http://www.institutmolinari.org/la-crise-economique-lors-de-la,1308.html</link>
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		<dc:date>2012-05-02T15:28:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>03. Politique fiscale</dc:subject>
		<dc:subject>01. Finance et crise financi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>edito</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;C&#233;cile Philippe, directrice g&#233;n&#233;rale de l'Institut &#233;conomique Molinari, est l'invit&#233;e de Val&#233;rie Amarou dans &lt;i&gt;la Matinale du week-end&lt;/i&gt;, diffus&#233;e le samedi 28 avril 2012 aur les ondes de i&gt;TELE. Au sommaire : la crise &#233;conomique et son absence des d&#233;bats lors de la campagne pr&#233;sidentielle qui s'ach&#232;ve.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/videos-audio,017.html" rel="directory"&gt;07. Vid&#233;os /Audio&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/politique-fiscale,005.html" rel="tag"&gt;03. Politique fiscale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/finance-et-crise-financiere,009.html" rel="tag"&gt;01. Finance et crise financi&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/edito,012.html" rel="tag"&gt;edito&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L150xH114/arton1308-4109e.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='114' class='spip_logos' style='height:114px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Interview diffus&#233;e le 28 avril 2012 sur i&gt;TELE.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C&#233;cile Philippe, directrice g&#233;n&#233;rale de l'Institut &#233;conomique Molinari, est l'invit&#233;e de Val&#233;rie Amarou dans le cadre de &lt;i&gt;la Matinale du week-end&lt;/i&gt;, diffus&#233;e le samedi 28 avril 2012 sur les ondes de i&gt;TELE. Au sommaire : la crise &#233;conomique et son absence des d&#233;bats lors de la campagne pr&#233;sidentielle qui s'ach&#232;ve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href='http://sd-5.archive-host.com/membres/videos/183081002845204358/20120428_iTele_Cecile_Philippe_sur_la_campagne_presidentielle.mp4' class='spip_out'&gt;Voir l'interview&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href='http://www.itele.fr/emissions/chronique/les-invites-du-week-end/video/27258' class='spip_out'&gt;Voir l'interview &#224; partir du site de i&gt;TELE&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une occasion manqu&#233;e de parler du r&#244;le de l'&#201;tat</title>
		<link>http://www.institutmolinari.org/une-occasion-manquee-de-parler-du,1307.html</link>
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		<dc:date>2012-05-02T15:06:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Philippe</dc:creator>


		<dc:subject>03. Politique fiscale</dc:subject>
		<dc:subject>01. Finance et crise financi&#232;re</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;De plus en plus de Fran&#231;ais comprennent que notre mod&#232;le est &#224; bout de souffle et qu'on ne peut pas continuer &#224; creuser les d&#233;ficits, en demandant &#224; l'&#201;tat de faire toujours plus. Or nous ne sommes pas n&#233;cessairement dans une impasse et il existe des raisons d'esp&#233;rer. Notre histoire, comme celle de plusieurs pays, nous montre qu'il n'y a rien d'in&#233;luctable. Des r&#233;formes courageuses, permettant de lib&#233;rer les forces pour s'en sortir par le haut, sont toujours possibles.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/dans-les-medias,028.html" rel="directory"&gt;02. Dans les m&#233;dias&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/politique-fiscale,005.html" rel="tag"&gt;03. Politique fiscale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/finance-et-crise-financiere,009.html" rel="tag"&gt;01. Finance et crise financi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.institutmolinari.org/local/cache-vignettes/L150xH114/arton1307-21eb9.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='114' class='spip_logos' style='height:114px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte d'opinion publi&#233; le mercredi 2 mai 2012 dans &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; quatre jours de l'&#233;lection du pr&#233;sident fran&#231;ais, un constat s'impose. Nous sommes malheureusement en train de g&#226;cher un rendez-vous v&#233;rit&#233; d'autant plus important que la crise rend urgent la remise &#224; plat de nos modes de fonctionnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'humeur g&#233;n&#233;rale en France est &#224; la sinistrose, l'attentisme, la peur, l'impuissance. De plus en plus de Fran&#231;ais comprennent que notre mod&#232;le est &#224; bout de souffle et qu'on ne peut pas continuer &#224; creuser les d&#233;ficits, en demandant &#224; l'&#201;tat de faire toujours plus. Pour autant ils s'interrogent sur notre capacit&#233; collective &#224; surmonter les &#233;preuves. Or nous ne sommes pas n&#233;cessairement dans une impasse et il existe des raisons d'esp&#233;rer. Notre histoire, comme celle de plusieurs pays, nous montre qu'il n'y a rien d'in&#233;luctable. Des r&#233;formes courageuses, permettant de lib&#233;rer les forces pour s'en sortir par le haut, sont toujours possibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que nous enseigne donc notre histoire ? Que pendant pr&#232;s de 44 ans, de 1914 &#224; 1958, la France a gliss&#233; sur le terrain d'une inflation rampante si bien qu'en 1959, le Franc ne valait plus que 0,4% de ce qu'il valait en 1914. Entre 1914 et 1958, l'offre de monnaie papier (et de d&#233;p&#244;ts &#224; vue) a &#233;t&#233; multipli&#233;e par 632, le service de la dette par 370, le co&#251;t de la construction dans la r&#233;gion parisienne par 320, la dette nationale par 240, l'indice des prix au d&#233;tail par 200 et le prix des loyers par 60.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela ressemblait bien &#224; une r&#233;elle descente aux enfers : les Fran&#231;ais &#8211; pour chercher &#224; se prot&#233;ger contre l'&#233;rosion de leur pouvoir d'achat &#8211; ont plac&#233; leur &#233;pargne &#224; l'&#233;tranger, l'ont transform&#233;e en or et l'ont th&#233;sauris&#233;e plut&#244;t que de la mettre au service de projets d'investissements. Ils ont ainsi d&#233;pens&#233; une &#233;nergie incroyable &#224; essayer de conserver &#8211; avec plus ou de moins de succ&#232;s &#8211; leur richesse plut&#244;t que d'en cr&#233;er de nouvelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1958, le d&#233;ficit de l'&#201;tat s'&#233;levait &#224; 600 milliards d'anciens francs et le d&#233;ficit pr&#233;visionnel pour 1959 atteint le double, soit 1200 milliards. La situation est critique lorsque le g&#233;n&#233;ral de Gaulle prend la t&#234;te du gouvernement. L'&#233;conomiste Jacques Rueff et le ministre des finances Antoine Pinay &#233;chafaudent alors un plan de redressement qui va mettre fin &#224; cette p&#233;riode d&#233;sastreuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce plan, sans &#234;tre r&#233;volutionnaire, marque un vrai retour aux r&#233;alit&#233;s. Les mots d'ordre sont simples : les revenus doivent couvrir les d&#233;penses ; ces derni&#232;res doivent avant tout servir &#224; financer les fonctions essentielles de l'&#201;tat ; il faut cesser de mon&#233;tiser la dette et repousser les probl&#232;mes &#224; demain ; il est vital de limiter l'&#201;tat providence et la bureaucratie et de s'ouvrir au march&#233; commun naissant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus pr&#232;s de nous, il suffit de regarder vers le Canada des ann&#233;es 1990 pour constater que, l&#224; aussi, des r&#233;formes radicales ont pu &#234;tre conduites. La dette publique canadienne d&#233;passait les 100 % du PIB au milieu des ann&#233;es 1990, soit l'un des niveaux les plus &#233;lev&#233;s parmi les pays de l'OCDE. En une vingtaine d'ann&#233;es, la dette f&#233;d&#233;rale par personne a &#233;t&#233; r&#233;duite d'environ 40 % d&#233;duction faite de l'inflation. Les d&#233;ficits ont &#233;t&#233; consid&#233;rablement r&#233;duits, au point de dispara&#238;tre durant l'exercice 1997-98. En 2007-2008, le Canada enregistrait son onzi&#232;me budget exc&#233;dentaire cons&#233;cutif, alors que nous r&#233;alisions en France notre trente troisi&#232;me d&#233;ficit d'affil&#233;e depuis 1974.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme lors du retour au pouvoir du g&#233;n&#233;ral de Gaulle, ce r&#233;sultat fut obtenu gr&#226;ce &#224; un r&#233;examen du r&#244;le de l'&#201;tat. Cette remise en cause fut d'autant plus consensuelle que le d&#233;labrement prolong&#233; des finances avait de facto r&#233;duit les capacit&#233;s d'intervention publiques. Cela donna lieu &#224; des coupes importantes dans les d&#233;penses de nombreux minist&#232;res entre 1994-95 et 1997-98, avec des budgets parfois r&#233;duits de moiti&#233;. Les transferts aux provinces ont baiss&#233; de 20%, le nombre d'employ&#233; dans le secteur public f&#233;d&#233;ral de 17%. Il faut aussi noter que parall&#232;lement, la baisse des d&#233;penses a &#233;t&#233; accompagn&#233;e de recettes budg&#233;taires plus importantes, dues en partie &#224; la croissance &#233;conomique retrouv&#233;e, mais aussi &#224; de nouvelles lev&#233;es fiscales. C'est gr&#226;ce &#224; ces r&#233;formes structurelles radicales que le Canada affronte la crise actuelle avec beaucoup plus de s&#233;r&#233;nit&#233; que nombre de pays europ&#233;ens, en &#233;vitant par exemple de tomber dans des d&#233;bats ne pouvant rien amener de bon, tels celui sur l'int&#233;r&#234;t d'un retour au protectionnisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y a pas de fatalit&#233;. Il est cependant dommage de n'avoir pas profit&#233; de la campagne pr&#233;sidentielle fran&#231;aise pour tenir un discours de v&#233;rit&#233;. C'est un fait que notre &#201;tat a des limites et qu'il faut revoir ce qui doit relever de sa responsabilit&#233; et de celle de tout un chacun. C'est un sujet que le futur Pr&#233;sident fran&#231;ais ne pourra pas se permettre de reporter aux calendes grecques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;cile Philippe est directrice g&#233;n&#233;rale de l'Institut &#233;conomique Molinari.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<link>http://www.institutmolinari.org/la-crise-economique-lors-de-la,1309.html</link>
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		<description>&lt;p&gt;C&#233;cile Philippe, directrice g&#233;n&#233;rale de l'Institut &#233;conomique Molinari, est l'invit&#233;e de Val&#233;rie Amarou dans le cadre de la Matinale du week-end, diffus&#233;e le samedi 28 avril 2012 sur les ondes de i&gt;TELE. Au sommaire : la crise &#233;conomique et son absence des d&#233;bats lors de la campagne pr&#233;sidentielle qui s'ach&#232;ve.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/2012,037.html" rel="directory"&gt;2012&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C&#233;cile Philippe, directrice g&#233;n&#233;rale de l'Institut &#233;conomique Molinari, est l'invit&#233;e de Val&#233;rie Amarou dans le cadre de la Matinale du week-end, diffus&#233;e le samedi 28 avril 2012 sur les ondes de i&gt;TELE. Au sommaire : la crise &#233;conomique et son absence des d&#233;bats lors de la campagne pr&#233;sidentielle qui s'ach&#232;ve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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