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SMS : l’Europe met la charrue avant les boeufs !

par Valentin Petkantchin
lundi 29 septembre 2008.

Brève publiée le 29 septembre 2008 sur le site du journal La Provence.

Les contrôles de prix « à la soviétique » sont à la mode dans l’Union européenne. Après les prix plafonds pour les appels d’itinérance l’année dernière, la Commission européenne vient de « récidiver » en proposant un tarif de 0,11 centimes d’euros sur le roaming de SMS (envois et réception de SMS à l’étranger).

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Les contrôles de prix « à la soviétique » sont à la mode dans l’Union européenne. Après les prix plafonds pour les appels d’itinérance l’année dernière, la Commission européenne vient de « récidiver » en proposant un tarif de 0,11 centimes d’euros sur le roaming de SMS (envois et réception de SMS à l’étranger).

D’autres propositions, comme celle de plafonner les prix pour l’Internet mobile à l’étranger (itinérance de données), sont également en projet. Suivre la voie de la « bruxellisation » du marché mobile – les eurocrates ont compris qu’il fait politiquement bon de « casser du sucre » sur le dos des opérateurs mobiles ! – finira cependant par se retourner contre ces consommateurs qu’on veut favoriser.

Contrairement à une authentique baisse des prix sur le marché, le fait d’imposer des prix maxima a des effets pervers et revient à mettre la charrue avant les boeufs. L’imposition de tels prix rend la production et les investissements dans le service réglementé moins rentables. Des ressources et des facteurs de production sont ainsi incités à quitter le secteur.

Si aujourd’hui certains consommateurs peuvent économiser sur leurs communications à l’étranger grâce aux « eurotarifs », cela risque au contraire de retarder le déploiement, l’augmentation des capacités ou le remplacement des réseaux mobiles existants. Car ne nous trompons pas : imposer des baisses de revenus et une réglementation lourde aux opérateurs, ne va pas favoriser leurs investissements !

Autre possibilité : les opérateurs nous ferons payer plus cher d’autre produits comme les forfaits ou les produits groupés. Parions que les contrôles de prix actuels qui en sont la cause serviront aux instances européennes pour justifier de nouvelles interventions à l’avenir !

Enfin, il n’est pas impossible qu’avec le nouveau cadre réglementaire, certains concurrents se retrouvent fragilisés. S’ils disparaissent, il ne faudra pas se plaindre plus tard d’une diminution de la concurrence dans le secteur !

Au-delà des apparences, décréter des baisses de prix – comme le fait l’Union européenne – n’est décidément pas dans l’intérêt des consommateurs !

Valentin Petkantchin, directeur de la recherche, Institut économique Molinari




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