Depuis la ratification du protocole de Kyoto par la Russie, le mise en oeuvre de celui-ci est devenu un défi pour l’Union Européenne. On ne sait toujours pas comment et si le modèle d’échange des émissions - dont on prévoit la mise en oeuvre à partir du 1er janvier 2005 - va pouvoir fonctionner. Reste que si l’Union Européenne ne veut pas perdre la face, il faudra bien faire quelque chose pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Georges Bush a quant à lui été parfaitement clair dans son intention de ne pas suivre le modèle européen de réduction des émissions. Il souhaite plutôt recourir à des incitations fiscales en faveur d’énergies moins polluantes et au principe de liberté.
Les hommes politiques européens savent qu’il est fort possible que l’application du protocole de Kyoto ait un coût immédiat très élevé pour des bénéfices incertains à long terme (si tant est qu’elle aura un impact). C’est pourquoi certains d’entre eux (y compris l’ancien Commissaire chargé de l’énergie Loyola de Palacio, le chancelier allemand Gerhard Schröder et le ministre italien de l’Environnement Altero Matteoli) ont proposé que l’Union européenne soutienne un effort global pour résoudre le réchauffement de la planète, au lieu de mener une politique unilatérale, coûteuse et probablement inefficace.
Cette Note traitera des questions suivantes : la politique peut-elle s’attaquer au problème du changement climatique ? Le protocole de Kyoto, est-il un moyen efficace pour y parvenir ? La réponse est non, aux deux questions : la politique européenne en matière de climat est fondée sur une science incertaine, une mauvaise analyse économique et une approche politique biaisée.



