Vidéos /Audio


Pour soutenir notre action :
Appuyer l'iem
Partager nos travaux :

Joignez notre groupe sur Facebook

Radio : Arrêtons de diaboliser le CO2

par Cécile Philippe
mercredi 9 octobre 2013.

Chronique de Cécile Philippe, directrice de l’Institut économique Molinari, diffusée sur les ondes de Radio classique le 1er octobre 2013.

rien

Chaque matin, dans « Des Idées Neuves », des professeurs, des directeurs de think tanks, des journalistes agitent, interrogent et bousculent notre système. Leurs projets de réformes inédites et iconoclastes pourraient inciter nos entreprises et nos institutions à imaginer un nouveau modèle économique.

Retrouvez Cécile Philippe, directrice de l’Institut économique Molinari, sur les ondes de Radio classique.

Écoutez le podcast…


Arrêtons de diaboliser le CO2…

Hé oui : alors que le Giec vient de rendre public les résultats de son 5ème rapport et qu’on nous rabâche à longueur de journée que les émissions de C02 sont accusées d’être à l’origine du réchauffement climatique.. nombre d’experts notent néanmoins que la courbe de la température est quasi plate depuis 15 ans alors que celle des émissions de CO2 a continué à progresser au même rythme que les années précédentes… Ce qui remet donc potentiellement en cause le lien entre réchauffement climatique et CO2… Mécanisme qu’avait voulu mettre en évidence Al Gore - Prix Nobel de la paix 2007 - dans son fameux documentaire « Une vérité qui dérange ».

A quoi correspond au juste ce mécanisme ?

Il s’agit de la théorie selon laquelle les émissions de dioxyde de carbone causées par l’homme – en particulier dans le cadre de ses activités industrielles – provoquent un réchauffement climatique dont un certain nombre de scientifiques pensent qu’il aurait des conséquences dramatiques. Cette hypothèse a servi à l’élaboration de modèles climatiques qui prévoient des augmentations de température allant jusqu’à 5 degrés d’ici 2100…

Or, à l’heure où nous discutons nombre de scientifiques réalisent que ces modèles n’ont pas anticipé la stagnation voire la légère baisse des températures depuis ces 15 dernières années, alors que les émissions de Co2 ont quant à elles explosé.

Cela souligne ce qu’un certain nombre d’autres scientifiques (le fameux Claude Allègre bien sûr mais aussi des scientifiques plus discrets comme Vincent Courtillot) s’époumonent à souligner depuis des années : la science climatique est à ses balbutiements et il n’est pas sûr que le CO2 soit à l’origine d’un réchauffement dramatique.

Vous voulez dire qu’il n’y a pas de consensus sur la question ?

C’est la réalité. L’idée du consensus autour du changement climatique a émergé afin de faciliter la prise de décision politique. Sauf que très vite des scientifiques de tous horizons se sont exprimés sur le sujet au point d’ailleurs que pour se faire entendre, ils ont signé diverses pétitions comme celle de l’Oregon qui réunit 31 487 signataires dont 1/3 sont des scientifiques.

Alors, faut-il en conclure qu’il ne faut rien faire ?

Il faut surtout éviter de se donner bonne conscience en poursuivant des politiques qui pourraient non seulement se révéler inefficaces mais même nuisibles. En effet, il faut bien réaliser que le thème du changement climatique a permis au principe de précaution de s’imposer. Celui-ci inspire un nombre aujourd’hui inimaginable de politiques publiques : des subventions des biocarburants et autres énergies dites renouvelables à la lutte contre l’huile de palme en passant par des réglementations sur les gaz utilisés dans les systèmes de climatisation des voitures ou encore – pour ne citer que ces exemples – la mise en place d’un marché créé de toute pièce de droits à émission. Or aucune de ces politiques n’est anodine. Au contraire, elles imposent une consommation importante de ressources rares et présentent parfois leurs propres effets pervers environnementaux voire sanitaires.

Conclusion : gardons la tête froide quand on parle de réchauffement climatique car comme ose le dire le physicien François Gervais, « le Co2 a peut-être été injustement diabolisé ».




Institut économique Molinari : proposer des solutions alternatives et  innovantes favorables à la prospérité de l’ensemble des individus composant la  société

Institut économique Molinari
Paris - Bruxelles - Montréal