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Plaidoyer en faveur des paradis fiscaux

par Martin Hutchinson
mardi 25 mars 2008.

L’achat, par l’Allemagne, de la liste de détenteurs de comptes bancaires au Liechtenstein est présenté comme un combat contre l’évasion fiscale. Mais les paradis fiscaux ont des raisons d’être.

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L’achat, par l’Allemagne, de la liste de détenteurs de comptes bancaires au Liechtenstein est présenté comme un combat contre l’évasion fiscale. Mais les paradis fiscaux ont des raisons d’être. Quand l’État devient vraiment oppressif, ceux-ci constituent une protection essentielle pour l’épargne. Compte tenu des performances lamentables des gouvernements, de tels comptes constituent une liberté majeure pour les citoyens.

Même des démocraties peuvent devenir tellement étouffantes pour les minorités riches et méprisées qu’un compte bancaire offshore devient nécessaire. La polémique, à la fin des années 1990, sur les 50 000 comptes suisses en déshérence, soldés par les banques pour 1,85 milliard de dollars, a ignoré le rôle des banques suisses dans l’apport d’une sécurité financière aux juifs et autres opprimés par le régime nazi, suffisamment chanceux pour y échapper.

Le principe du secret bancaire, établi dans l’Acte bancaire suisse de 1934, a été une réponse à la pression des nazis pour obtenir les noms des détenteurs de comptes. Maintenant que l’Allemagne inflige des amendes aux possesseurs de comptes au Liechtenstein, on peut difficilement expliquer qu’une telle loi était inutile.

D’autres cas, moins extrêmes, abondent. En Argentine, le gouvernement a exproprié partiellement, ou totalement, l’épargne des classes moyennes pendant une décennie : les comptes bancaires à l’étranger ont été essentiels pour survivre.

Une taxation excessive

Dans l’ancienne Yougoslavie, les Serbes ont exproprié les détenteurs de comptes en devises étrangères. Certains pays, issus de l’éclatement de la fédération, ont restitué cette épargne. L’un d’entre eux, la Bosnie, ne l’a jamais fait. La prospérité de la Slovénie après son indépendance a été grandement facilitée par le manque de confiance dans le système bancaire yougoslave et le nombre élevé de comptes en Autriche. Même au Royaume-Uni, les tranches d’imposition les plus élevées ont atteint 90 % pendant plusieurs décennies, et même 135 % en 1968.

La popularité, en Allemagne, des comptes bancaires en Suisse et au Liechtenstein reflète la taxation excessive dans le pays. La chancelière Angela Merkel ferait mieux de mettre l’État au régime et d’engager une vraie réforme fiscale avant de trafiquer avec des documents bancaires volés.

Martin Hutchinson est journaliste.



Documents
Plaidoyer en faveur des paradis fiscaux - Economie - Le Monde.fr
Type : HTML (13 octets)
Mis à jour le : 28 février 2008




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