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« Les rapports d’enquête sont lamentables » – une interview avec Steve McIntyre

jeudi 23 septembre 2010.

Traduction d’une interview de Steve McIntyre publiée dans Die Weltwoche le 22 juillet 2010.

rien

En novembre 2009, quelques jours avant le sommet climatique de Copenhague, des milliers d’emails internes écrits par des chercheurs éminents de l’Université d’East Anglia ont été rendus publics. Dans ces emails, on découvre que des chercheurs de l’Unité de recherche climatique (CRU) discutent de la façon de manipuler les séries de données. Avec des chercheurs d’autres centres de recherche, ils s’entretiennent également des moyens de faire taire les critiques qui s’opposent à « la position officielle ». De plus, ils formulent la demande que les uns et les autres suppriment des données scientifiques afin d’éviter qu’elles ne se retrouvent dans les mains de ces critiques. Cette affaire – bientôt baptisée du nom de « Climategate » – va être explosive car le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) se base dans nombre de ses rapports sur les recherches menées par le CRU, notamment dans la reconstruction du climat des 1000 dernières années à l’aide de données de substitution comme les anneaux des arbres ou les carottes glaciaires. De plus, les chercheurs du CRU jouent un rôle crucial dans la détermination des températures globales actuelles.

Le scandale va forcer le chef du CRU Phil Jones à démissionner temporairement. L’université demande alors que plusieurs enquêtes indépendantes soient menées afin de clarifier l’affaire. Les rapports de ces enquêtes sont maintenant disponibles et elles innocentent largement les chercheurs du CRU. Début juillet, les participants à l’enquête menée par Muir Russel déclarent que « la rigueur et l’honnêteté » des scientifiques du CRU ne fait aucun doute. Ils ajoutent que rien n’indique que les chercheurs aient manipulé les données. Au pire, on pourrait les accuser de ne pas avoir été suffisamment transparents en ce qui concerne leurs méthodes de recherche et de ne pas être assez ouverts à la critique.

Deux autres enquêtes – l’une menée par l’Université d’East Anglia avec le soutien de la Société Royale et l’autre conduite par le parlement britannique – étaient arrivées aux mêmes conclusions. Dans les emails rendus publics, le nom du mathématicien canadien Steve McIntyre apparaît souvent. Cet expert minier retraité a, à de maintes reprises, révélé des erreurs statistiques commises par les scientifiques du climat. Il est ainsi devenu l’un de leurs critiques les plus féroces. Les chercheurs de l’Université d’East Anglia ne l’apprécient guère. Dans leurs emails, ils s’interrogent souvent quant à la façon de l’empêcher d’avoir accès à davantage de données scientifiques. Die Weltwoche a interviewé Stephen McIntyre à Londres.


Q : M. McIntyre, l’enquête Russell conclue qu’aucune donné n’a été manipulée par les chercheurs du CRU. D’autres enquêtes arrivent à la même conclusion. Le Climategate se révèle-t-il n’être que « beaucoup de bruit pour rien » ?

R : L’enquête Russell pose beaucoup de problèmes. Par exemple, aucun de ses participants n’a pris la peine d’interroger des personnes critiques à l’égard du CRU.

Q : Vraiment ?

R : Absolument. Ils n’ont pas cherché à m’interroger ni à interroger un quelconque autre critique.

Q : Comment l’expliquez-vous ?

R : C’est difficile à dire. Le processus même de l’enquête est défectueux. Le rapport de l’enquête affirme seulement que ce n’est que justice que les chercheurs du CRU – qui font l’objet de l’enquête – aient l’opportunité d’être entendus, à la différence d’autres acteurs. Cependant, s’ils avaient vraiment voulu aller au fond de cette affaire, il aurait fallu qu’ils parlent aux deux parties. Ils ont in fine accepté pendant une période très courte de deux semaines des commentaires de parties tiers. Si vous étiez occupés pendant ce court laps de temps, il ne vous était pas possible de participer.


Avec sa réserve et sa barbe, Steve McIntyre a le charisme d’un grand-père. Il a d’ailleurs deux petits-enfants. Il parle à voix basse et cherche souvent ses mots. En revanche, concernant le contenu de ce qu’il affirme, ses réponses sont au contraire simples et sans fioritures.


Q : Quels sont les autres problèmes de l’enquête ?

R : Par exemple, Phil Jones – directeur du CRU au moment de l’affaire - n’a été interviewé qu’une fois et Muir Russel n’a même pas assisté à la rencontre. En fait, la majorité des membres du panel était absente. Il me semble incroyable que le président d’un comité d’enquête n’assiste pas à l’interview du personnage au cœur de l’enquête.

Autre problème : une des missions de l’enquête de Muir Russel était d’analyser des emails non publiés disponibles sur le serveur du CRU. Le but était de mettre ainsi les choses en perspective. L’enquête a cependant mis 4 mois avant de se rapprocher de l’université et de regarder les dits emails. L’université s’est assuré les services d’un analyste qui n’a pas commencé à travailler avant le 14 mai, date à laquelle l’enquête était supposée être terminée. Une analyse aurait pris au moins plusieurs semaines et l’université a alors déclaré que les délais étaient trop courts. Ainsi, l’enquête a tout simplement failli à l’une de ses missions.

L’enquête contient également de nombreuses erreurs, y compris des données factuelles, concernant leurs résultats. Les erreurs sont tellement nombreuses qu’on ne sait plus vraiment quelle crédibilité on peut donner à leurs conclusions.

Q : Est-il vrai que l’équipe d’enquête n’a même pas exigé de savoir si oui ou non des emails avaient été effacés, comme l’avait demandé Phil Jones dans un des emails révélé par le Climategate ?

R : A la conférence de presse portant sur les conclusions de l’enquête, un journaliste a posé cette même question. La réponse donnée est que l’équipe ne l’a pas demandé. Je vais vous donner un exemple d’erreur étonnante. Le 27 mai 2008, David Holland tente d’obtenir des emails concernant le 4ème rapport d’évaluation du GIEC. Cela déclenche deux jours plus tard l’email de Jones demandant à Michael Mann, Briffa et d’autres de supprimer tout email concernant un échange secret entre Wahl et Briffa. L’enquête affirme qu’il n’existe aucune preuve de tentatives d’échapper aux demandes d’information faîtes dans le cadre du droit d’accès à l’information (FOI). Et pourtant, la demande de Jones émane juste après celle d’Holland réalisée justement dans le cadre du FOI. Muir Russel l’a totalement ignorée.

Q : Pourquoi le comité d’enquête s’est-il soustrait à ses obligations ?

R : Je n’en ai aucune idée.

Q : S’agissait-t-il seulement de blanchir les scientifiques du CRU ?

R : Il semble évident que le comité ne voulait pas de problèmes. Leur objectif principal semble avoir été de disculper l’université. Il est évident qu’il faut avancer. Mais si les enquêtes ne remplissent pas leur rôle, cela ne peut guère améliorer la situation. S’il s’agissait de dire : « écoutez ces emails ont été écrits il y a des années et il est temps de passer à autre chose, » c’est une chose. Par contre, il est totalement injustifié d’affirmer des contrevérités. L’affaire du Climategate est très controversée. Le fait de faire des déclarations sans nuances que nous savons pertinemment incorrectes, n’améliore pas la confiance que l’on peut avoir à propos justement des éléments que l’on ne connaît pas.

Q : Avez-vous l’impression que cette enquête n’avait rien d’indépendant ?

R : D’une certaine façon, elle ne l’était pas. Par exemple, comme je vous le disais, l’université a retardé le processus d’accès à d’autres emails que ceux révélés lors du Climategate. Leurs conseillers légaux ont affirmé que cela posait des problèmes de confidentialité et de protection des données. Le processus a ainsi été retardé pendant six semaines.

L’enquête aurait dû bénéficier de ses propres conseillers afin de s’assurer qu’il n’y avait pas obstruction à l’enquête et prendre les moyens nécessaires le cas échéant. Elle s’est cantonnée à écouter les conseillers de l’université.

Q : vous avez mentionné au début de cette interview que le comité d’enquête n’a pas demandé à vous parler. Ont-ils parlé à d’autres sceptiques ?

R : Non. Dans le rapport, ils se justifient à ce sujet en disant : « nous pensons qu’il n’est que justice que soient entendus ceux à propos desquels des conclusions seront rendues : cela ne s’applique pas aux auteurs qui auraient soumis des commentaires ni aux autres parties… ». Et pourtant, le fait même de mener une enquête suppose justement d’entendre les deux parties de l’affaire de façon égale. S’ils interviewaient Jones et Briffa, ils auraient dû également offrir à l’autre partie l’opportunité de réfuter leurs dires.

Ce genre de processus biaisé ne correspond pas du tout à une enquête en bonne et due forme. Les interviews ne sont pas non plus allées au fond des choses.

Q : Il y a eu d’autres enquêtes auparavant et elles ont mené aux mêmes conclusions : aucune donnée n’aurait été manipulée. Ces enquêtes ont-elles aussi cherché à éviter d’aller au fond des choses ?

R : Non. L’enquête Russel était supposée évaluer le comportement des scientifiques. L’enquête d’Oxburgh visait, quant à elle, à apprécier les aspects scientifiques de la question. L’université comme la Société royale l’ont bien précisé. In fine, l’enquête d’Oxburgh s’est elle aussi cantonnée à évaluer l’attitude des scientifiques, pas la science elle-même.

Je crois savoir de source fiable que Jones aurait dit lors d’une interview réalisée dans le cadre de l’enquête Oxburgh qu’il était pratiquement impossible de reconstruire de façon fiable les températures. Il s’agit d’une information de la première importance, que le panel aurait dû rapporter. J’ai donc écrit à Oxburgh et je lui ai dit ce que je viens de vous dire. Il a tout simplement refusé d’en parler, arguant du fait que l’objet de son enquête n’était pas scientifique.

Quand cela a été révélé, l’ancien président de la commission scientifique du parlement a manifesté son mécontentement à l’égard de l’université et du changement des termes de l’enquête. Il pouvait à peine le croire et a assimilé la chose à un tour de passe-passe de la part de l’université.

Q : Dans ce cas, est-il nécessaire de mener une autre enquête ?

R : A ce stade, je suis légèrement frustrée. Je ne sais pas ce qui va se passer. A propos de la fameuse « astuce » pour « cacher le déclin », je pense que le rapport d’enquête aurait clairement dû mentionner que ce n’est pas une façon de faire les choses. Or, le rapport ne fait aucune déclaration à ce sujet. Ils auraient pu résoudre la question en reconnaissant simplement le problème, quitte à ne pas sanctionner les scientifiques impliqués. Il était cependant crucial que soit clairement exigé que de telles méthodes statistiques ne soient plus utilisées. Quand je discute avec des gens du business ou des affaires juridiques, habitués aux rapports financiers, ils ne peuvent pas croire que de telles méthodes soient acceptées dans le domaine de la science climatique. Dans leur profession, ce serait tout simplement une infraction.

Si les enquêtes veulent convaincre les gens du monde professionnel que la dite « astuce pour cacher le déclin » est une méthode acceptable, il est nécessaire de faire une analyse approfondie de cette « astuce », de préciser dans quelles circonstances ce genre de procédure peut être justifié et vérifier que les scientifiques qui y recourent se sont pliés aux conditions de son utilisation. Ils ne se sont tout simplement pas intéressés au problème. L’enquête Oxburgh regrette seulement que ce soit arrivé. L’enquête de l’Université de Penn (où enseigne Michael Mann) affirme que « l’astuce » est une méthode statistique acceptable. Elle ne l’est pas. Il ne suffit pas de dire dans une enquête que c’est OK. Encore faut-il le prouver.


Pendant des décennies, Stephen McIntyre a mené des études de faisabilité et réalisé des prédictions économiques pour l’extraction de minerai. Il ne s’intéresse aux températures et aux calculs climatiques que depuis quelques années. Au début, il s’agissait d’un simple hobby, réalisé sur son propre ordinateur. Depuis, ses calculs - publiés aussi bien dans des revues scientifiques que sur son blog “Climate Audit” – sont craints d’un grand nombre de scientifiques bien établis. Cet homme retraité et indépendant ne reçoit aucune contribution du lobby pétrolier ni d’aucune grande entreprise. Il ne vit que de sa retraite et de ses économies.

McIntyre est surtout connu pour avoir critiqué la fameuse courbe en forme de crosse de hockey. Cette courbe, développée par le chercheur Michael Mann, est fondée sur des données de substitution et indique que les températures ont légèrement diminué de l’an 1000 jusqu’au début du 20ème siècle où elles ont dramatiquement augmenté, telle une forme de crosse de hockey. Cette courbe a pendant longtemps été considérée comme une illustration de la cause anthropique du changement climatique. Le rapport du GIEC l’a publiée en 2001. McIntyre a cependant montré que les méthodes statistiques de Michael Mann étaient inappropriées et qu’elles produisaient – quelles que soient les données sous-jacentes – une courbe en forme de crosse de hockey. Le GIEC a finalement été obligé d’admettre la faible portée de cette courbe. On peut même se demande si elle présente encore un quelconque intérêt. Le GIEC défend néanmoins que la cause anthropique du changement climatique reste bien documentée. Michael Mann fut de nouveau critiqué dans le cadre de l’affaire du Climategate. Les emails rendus publics sont souvent de lui ou lui sont destinés. Ils indiquent qu’il échangeait régulièrement avec Phil Jones et d’autres chercheurs du CRU. Les emails donnent l’impression que Mann ainsi que les chercheurs du CRU ont cherché à intimider les scientifique critiques.


Q : Après la publication des emails du Climategate en novembre dernier, un certain nombre de personnes a été convaincu qu’il s’agissait d’une tentative de réduire à néant les efforts visant à prendre des mesures politiques urgentes afin de lutter contre le changement climatique. Qu’en pensez-vous ?

R : Je ne sais pas qui est derrière la publication de ces emails. Le lien avec le sommet de Copenhague me semble cependant loin d’être évident. Je crois que ces emails ont été rendus publics juste après ma demande auprès de l’Université d’East Anglia d’avoir accès, dans le cadre du droit à l’information, aux données sur les températures de l’été passé. L’université refusa de me fournir ces données pour des raisons qui n’étaient pas vraies. J’ai, en effet, trouvé qu’ils avaient envoyé ces données à un autre scientifique. Ils refusèrent néanmoins de me les envoyer prétextant que je n’appartenais pas au monde universitaire.

Je crois que l’ensemble de ces emails a été préparé à la suite de cette affaire. N’est-il pas curieux ce constater que ma demande a été refusée le 13 novembre et le dernier email de la liste du « climategate » date du 12 novembre ? Le document comprenant les fameux emails était aussi appelé FOIA.Zip (du nom du droit d’accès à l’information : Freedom Of Information)

Q : Qui, selon vous, pourrait être derrière la publication de ces emails ?

R : Je n’en sais rien mais je ne serais pas surpris s’il s’agissait de quelqu’un travaillant à l’université. Dans les documents du rapport Russel, il est d’ailleurs suggéré qu’il s’agit d’une personne de l’université. Elle pourrait avoir agi pour des motifs personnels ou parce qu’elle n’aurait pas obtenu la promotion qu’elle espérait.

Q : Pourquoi êtes-vous sceptique ?

R : Je ne prends pas position sur la question climatique en général. Certains me disent parfois que la courbe en forme de crosse de hockey est fausse et que la situation climatique est bien pire. Je ne sais pas si c’est vrai mais si tel est le cas, on se doit de savoir si la courbe est vraie ou fausse. Je ne devrais pas être le seul à m’intéresser à la question. Il est vrai que pour ma part, je porte un certain intérêt aux problèmes statistiques liés à la reconstruction des températures à partir de sonnées substituts.

Le point le plus important concernant la courbe est le suivant : les données et les méthodes utilisées ne permettent pas de dire quoi que ce soit de statistiquement significatif à propos des températures des 1000 dernières années. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne faut pas avoir de politique climatique ou qu’il ne faut pas s’inquiéter des émissions de CO2.

Certains scientifiques affirment maintenant que la courbe n’a en fait aucune importance. Si tel est le cas, elle devrait être supprimée des rapports du GIEC. Pourquoi embrouiller les décideurs politiques avec des choses qui n’auraient pas d’importance ? Ils ont néanmoins décidé de la garder ! Je pense que ce n’est pas raisonnable.

Q : Pourquoi pensez-vous que certains scientifiques craignent de partager les données avec des critiques ?

R : Il faut distinguer plusieurs cas. Michael Mann ne s’est in fine pas trop mal comporté côté partage de données. Même dans le passé, il n’a pas été le pire. La raison est simple. En refusant l’accès aux données, ils rendent difficile de les critiquer.

Q : Certains ne craignent-il pas que les sceptiques fassent mauvais usage de ces données ?

R : Si vous prenez la peine de vous pencher sur les analyses que j’ai publiées, je mets au défi quiconque de trouver des erreurs. Je demande parfois aux gens : si j’ai fait une erreur, dites-le moi et je la corrigerai. En général, ils n’ont rien à dire. J’écris avec beaucoup de précautions et je connais bien les données. Certains scientifiques confondent critiques et abus !

Q : En Suisse, la plupart des gens pensent que les critiques et les sceptiques ont tous de mauvaises intentions et sont payés par l’industrie pétrolière. A l’inverse, ils sont convaincus que la science à la base des causes anthropiques du changement climatique a des fondements solides.

R : Dans le cadre du débat sur le changement climatique, le sujet auquel je m’intéresse est relativement mineur. Il n’est d’ailleurs favorable à aucune des thèses discutées. Mon code moral est le suivant : si les scientifiques sont préoccupés par le changement climatique alors ils devraient se fonder sur des éléments solides pour parler au public. Si le recours aux anneaux d’arbres n’est pas une approche statistique fiable, il faut abandonner ce type d’analyse. Le rôle des scientifiques est de travailler à partir des meilleures preuves et de les utiliser auprès du public. Il ne peut être question de recourir à des arguments discutables.

Le problème est le suivant : s’ils n’excluent pas d’eux-mêmes les preuves discutables, alors le public se pose légitimement des questions à propos des autres parties de leurs affirmations. L’incapacité de la communauté scientifique sur le changement climatique à résoudre proprement ce type de problèmes est une grosse erreur de leur part. Ils ne devraient pas seulement se fier aux dires d’un Mann ou d’un Briffa. Le travail du GIEC repose sur celui d’un petit groupe de scientifiques sans aucune supervision. Si j’occupais une position à responsabilité, je voudrais que quelqu’un de vraiment indépendant vérifie mes analyses et me fournisse des arguments scientifiques. Or, ce que l’on constate après ces enquêtes, c’est que personne ne s’est donné la peine de mener de telles analyses.

Q : Avons-nous le temps de mener de tels débats scientifiques ? On nous dit que le problème du changement climatique doit être réglé rapidement.

R : Dans ce cas, il serait plus efficace de refuser de se laisser déconcentrer par les débats sur la crosse de hockey et il est inutile de mener des enquêtes qui restent tout à fait insatisfaisantes. Si j’étais un scientifique du climat, je serais furieux que de telles enquêtes puissent être menées.

Q : Pensez-vous que le changement climatique pose un vrai problème ?

R : Je n’ai vraiment pas de réponse à cette question. Je n’en sais tout simplement rien.

Propos recueillis par Alex Reichmuth, Die Weltwoche, 22 juillet 2010.




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