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Les politiques de soutien aux biocarburants, premières coupables de la crise alimentaire mondiale

par Guillaume Vuillemey
vendredi 25 juillet 2008.

Brève publiée le 25 juillet 2008 sur le site du journal La Provence.

La crise alimentaire qui touche les pays en voie de développement peine à se résorber. Un nombre croissant d’études montre que les premiers coupables de la hausse des prix des denrées alimentaires sont les politiques énergétiques et environnementales visant à favoriser l’utilisation de biocarburants.

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La crise alimentaire qui touche les pays en voie de développement peine à se résorber. Nombreux veulent y voir un échec du marché et la nécessité d’interventions gouvernementales.

Un nombre croissant d’études montre cependant que les premiers coupables de la hausse des prix des denrées alimentaires sont les politiques énergétiques et environnementales visant à favoriser l’utilisation de biocarburants. Difficile pourtant d’accepter que ce sont ces interventions gouvernementales qui ont créé de toutes pièces la crise actuelle !

Le sujet reste par conséquent sensible. Début juillet, le journal The Guardian révélait qu’un rapport de la Banque Mondiale sur le sujet a même été gardé confidentiel en raison du caractère accablant de ses conclusions. Il montrait que la production de biocarburants a fait, à elle seule, plus que doubler les prix des produits agricoles entre 2002 et février 2008 et est responsable pour les trois quarts de leur augmentation globale. Un autre rapport, de l’OCDE, publié le 16 juillet dernier, souligne clairement l’impact de la production de « carburants verts » sur les prix agricoles.

S’il peut surprendre au premier abord, le lien entre politiques encourageant les biocarburants et prix agricoles est pourtant évident. La terre, les machines et la main-d’oeuvre agricoles sont artificiellement réorientées, du fait de ces politiques, vers la production des céréales ou plantes utilisées pour fabriquer du carburant. Ce qui diminue d’autant les ressources consacrées à la production de nourriture pour les populations ou pour le bétail. Cette raréfaction de l’alimentation entraîne mécaniquement une hausse des prix alimentaires.

L’OCDE, l’ONU, et d’autres organisations internationales ont enfin eu le courage de le reconnaître à demi-mots : ce ne sont pas le marché qui a créé la crise alimentaire, mais bien l’interventionnisme de certains gouvernements en matière énergétique et agricole !

Guillaume Vuillemey, chercheur, Institut économique Molinari




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