La firme Microsoft est depuis deux ans sous le coup d’une condamnation pour « abus de position dominante ». Comment se fait-il que la Commission européenne, réputée chantre du « tout marché », se soit lancée dans une telle bataille ? Loin de considérer l’instauration du marché libre comme le meilleur moyen de faire prévaloir les intérêts des consommateurs sur les intérêts particuliers des producteurs, la Commission considère que les « forces du marché » doivent être canalisées. Lorsqu’une firme est en position dominante, elle peut exclure des concurrents grâce à des pratiques dites restrictives, telles que la vente liée ou l’intégration de plusieurs produits en un seul « package ». Une firme saisissant de telles opportunités nuit au consommateur en le privant des solutions plus satisfaisantes que lui auraient proposées les concurrents ainsi exclus.



