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La Sécu minimise la baisse des remboursements « hors parcours des soins » !

par Valentin Petkantchin
jeudi 5 mars 2009.

Si vous êtes « hors parcours », à savoir que vous n’avez pas déclaré de médecin traitant ou que ce dernier ne vous a pas orienté vers une consultation, la Sécu indique que depuis le 31 janvier 2009 « le montant de vos remboursements est diminué de 40 % » ! Présentation trompeuse ou erreur de calcul ?

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Si vous êtes « hors parcours », à savoir que vous n’avez pas déclaré de médecin traitant ou que ce dernier ne vous a pas orienté vers une consultation, la Sécu indique que depuis le 31 janvier 2009 « le montant de vos remboursements est diminué de 40 % » ! Présentation trompeuse ou erreur de calcul ?

Car, c’est le taux et non le montant de remboursement qui baisse de 40 … points de pourcentage, passant de 70 % à 30 %. La baisse de vos remboursements, quant à elle, est beaucoup plus élevée. Quel est l’impact réel de cette nouvelle politique ?

L’assurance maladie ne vous reversera que 5,60 euros pour une visite chez le généraliste et 6,50 euros pour celle chez le spécialiste du secteur. Au lieu de 14,40 euros et 16,50 euros respectivement, si vous respectez le « parcours des soins ». Soit une baisse d’environ 61 % dans les deux cas, loin des 40 % annoncés !

Autant dire que la liberté des assurés de consulter le médecin ou le spécialiste de leur choix se trouve grandement affectée dans la mesure où ils sont obligés de subir les pénalités décidées par la Sécu en situation de monopole.

Cette liberté de choix du médecin est pourtant l’un les piliers du système de santé français. Avec un secteur privé hospitalier et une médecine libérale bien développés, elle a permis une concurrence entre les prestataires, une relative qualité et rapidité des soins en France. Le système français se distingue ainsi encore du système à l’anglaise où les patients doivent passer par des médecins généralistes, devenus de véritables « gendarmes » (gate keepers) du système de santé et souffrent sur les listes d’attente légendaires là-bas !

En cas de divergence d’avis entre le patient et le généraliste anglais, l’accès au spécialiste – qui détient pourtant des compétences plus poussées et dont le diagnostic et le traitement peuvent différer – peut lui être refusé. C’est d’autant plus inquiétant que les pouvoirs publics exercent un contrôle comptable accru sur ces gate keepers (en ce qui concerne leurs référencements, prescriptions, etc.) qui sont ainsi incités à penser davantage à l’équilibre du régime public d’assurance publique qu’à la santé de leurs patients !

Diminuer les dépenses publiques de santé peut être un objectif louable. Mais l’imposer par voie bureaucratique sans donner le choix en matière d’assurance maladie nous rapproche du système de soin à l’anglaise et de ses files d’attentes.

*Valentin Petkantchin est directeur de la recherche de l’Institut économique Molinari




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