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La richesse créée par les entreprises du CAC 40 et leurs résultats profitent d’abord aux salariés et aux États, puis aux actionnaires

lundi 27 août 2018.

Communiqué de presse

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Paris, le 27 août 2018 – L’Institut économique Molinari publie une étude exclusive sur la contribution sociale et fiscale des entreprises du CAC 40. Cette étude intègre 2 chiffrages inédits, apportant un nouvel éclairage sur la contribution des entreprises et son partage entre les salariés, les États et les actionnaires.

L’étude montre que les entreprises du CAC 40 ont créé 338 milliards d’euros de richesse pour la collectivité française et mondiale en 2016. Les salariés sont les premiers bénéficiaires du développement des entreprises du CAC 40 avec 240 milliards d’euros, suivis par les États (66 milliards) et les actionnaires (32 milliards).

Lorsqu’on se focalise sur le partage des seuls résultats, les États sont les premiers bénéficiaires avec 41 milliards d’euros, devant les actionnaires (32 milliards) et les salariés (5 milliards).

LES SALARIÉS SONT LES PREMIER BÉNÉFICIAIRES DU PARTAGE DE LA CONTRIBUTION SOCIALE ET FISCALE DES ENTREPRISES DU CAC 40

L’étude montre que les entreprises du CAC 40 ont créée 338 milliards d’euros de richesse pour la collectivité française et mondiale en 2016. Ces 338 milliards d’euros ont été partagés entre les salariés (71 %), les États français et étrangers (20 %) et les actionnaires (9 %).

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Les salariés sont les 1ers bénéficiaires de cette création de richesse, avec 235 milliards d’euros de dépenses de personnels (salaires, primes, protection sociale obligatoire et facultative…), 4 milliards d’euros d’épargne et d’actionnariat salarié et 1 milliard d’euros de dividendes liés à l’actionnariat salarié.

Les États sont les 2èmes bénéficiaires avec 25 milliards d’impôts de production et 41 milliards de recettes liées aux résultats (impôts sur les résultats et dividendes, dividendes des États actionnaires…). Parmi ceux-ci, l’État français est particulièrement intéressé. D’une part, il bénéficie de recettes liées aux impôts de production et aux impôts sur les bénéfices. D’autre part, il bénéficie des diverses impositions sur les dividendes distribués aux personnes physiques et morales détentrices du reste du capital. Enfin, il est associé aux gains liés aux distributions de dividendes en tant qu’actionnaire de référence (il détient 3,5 % du capital du CAC 40).

Les actionnaires arrivent après les salariés et les États. Ils sont les 3èmes bénéficiaires avec 32 milliards d’euros de dividendes nets d’impôts et de dividendes versés aux salariés et aux États. Loin de s’accaparer l’essentiel des profits, ils participent à une chaîne de création de richesse collective représentant 338 milliards d’euros en France et à l’étranger.

LES ÉTATS SONT LES PREMIERS BÉNÉFICIAIRES DES RÉSULTATS DES ENTREPRISES DU CAC 40

Si l’on se focalise sur le seul partage des résultats, les États apparaissent comme les premiers bénéficiaires, suivis des actionnaires puis des salariés. Ces chiffres diffèrent radicalement des ordres de grandeurs fréquemment véhiculés.

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Les États sont les 1ers bénéficiaires des résultats, avec 28 milliards d’euros d’impôts sur les résultats, 10 milliards d’euros de fiscalité sur les dividendes et 3 milliards d’euros de dividendes, les États bénéficiant des distributions de dividendes via la fiscalité et en tant qu’actionnaires.

Les actionnaires sont les 2èmes bénéficiaires des résultats avec 32 milliards d’euros de dividendes une fois déduits les impôts et les dividendes versés aux salariés et aux États.

Les salariés sont les 3èmes bénéficiaires des résultats avec 5 milliards d’euros correspondant à 4 milliards d’euro d’épargne et d’actionnariat salarié collectif et à 1 milliard d’euro de dividendes nets. Avec 3,5 % du capital, ils perçoivent 6 % des gains liés aux résultats des entreprises du CAC 40 et 90 % des gains indépendants des résultats.

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UNE APPROCHE ÉCONOMIQUE INÉDITE

Cette étude propose des chiffrages inédits du partage de la richesse créée par les entreprises du CAC 40 et du partage des résultats.

La contribution sociale et fiscale des grandes entreprises, en France et dans le monde, reste en grande partie méconnue. Les présentations comptables ou financières classiques ne permettent pas d’extérioriser la création et le partage de richesse collective au sens large. Destinées à présenter les résultats des entreprises, elles se focalisent sur des données financières significatives pour les actionnaires. Elles sous-évaluent les gains pour les collectivités, tout en surévaluant les recettes des actionnaires faute de prendre en compte la fiscalité.

L’étude de l’IEM remédie à ce manque. Elle identifie et quantifie les gains des salariés, des États et des actionnaires avec une méthodologie logique, robuste et documentée. Elle a vocation à donner des ordres de grandeurs permettant d’avoir un vrai débat sur la création et le partage de la richesse créée par les entreprises.

CITATIONS

Cécile Philippe, Présidente de l’Institut économique Molinari et co-auteure de l’étude

« L’étude de l’IEM montre que les entreprises participent à une chaîne de création de richesse collective bénéficiant tout d’abord aux salariés avec 240 milliards d’euros en 2016, puis aux États avec 66 milliards d’euros et enfin aux actionnaires avec 32 milliards.

Se focaliser sur les seuls profits ne permet pas d’appréhender l’importance de la contribution sociale et fiscale des entreprises. Le biais conduisant parfois à présenter l’actionnaire comme un ennemi des salariés a le défaut d’occulter une réalité incontournable : salariés, États et actionnaires ont tous intérêt au développement des entreprises et de leurs bénéfices. »

Nicolas Marques, Directeur de l’Institut économique Molinari et co-auteur de l’étude

« Ces chiffrages inédits de l’Institut économique Molinari montrent comment les grandes du CAC 40 bénéficient avant tout aux salariés et aux États, puis aux actionnaires.

En 2016, elles ont distribué 7 fois plus de richesse aux salariés qu’aux actionnaires et 2 fois plus de richesses aux États qu’aux détenteurs du capital. Même lorsqu’on se focalise sur les seuls profits, les actionnaires passent après les États.

Ces ordres de grandeur devraient dépassionner le débat sur les grandes entreprises et le partage de leur création de valeur. »

À PROPOS DES AUTEURS ET DE l’IEM

L’étude est écrite par Cécile Philippe et Nicolas Marques de l’Institut économique Molinari (IEM).

L’Institut économique Molinari (Paris-Bruxelles) est un organisme de recherche et d’éducation indépendant. Il vise à stimuler l’approche économique dans l’analyse des politiques publiques, en proposant des solutions alternatives et innovantes favorables à la prospérité de l’ensemble des individus composant la société.

L’ÉTUDE EST DISPONIBLE EN
• français à : http://www.institutmolinari.org/le-…
• anglais à : http://www.institutmolinari.org/the…

POUR CEUX SOUHAITANT COMPRENDRE LES DIFFÉRENCES DE MÉTHODE

L’IEM, conscient que ses chiffrages diffèrent d’ordres de grandeur en vogue propose en complément un cahier méthodologique intitulé « Quelques biais à surmonter pour avoir un vrai débat sur l’entreprise ». Ce cahier identifie les écueils à éviter pour permettre un débat constructif sur l’entreprise. Il est disponible en cliquant ici.

POUR TOUTE INFORMATION OU INTERVIEW, CONTACTER LES AUTEURS
• Cécile Philippe, présidente de l’Institut économique Molinari (Paris, français ou anglais), cecile@institutmolinari.org, +33 6 78 86 98 58
• Nicolas Marques, directeur à l’Institut économique Molinari (Paris, français), nicolas@institutmolinari.org, +33 6 64 94 80 61




Institut économique Molinari : proposer des solutions alternatives et  innovantes favorables à la prospérité de l’ensemble des individus composant la  société

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