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La France dans les 3 pays de l’Union européenne taxant le plus ses salariés

mercredi 8 juin 2011.

Communiqué de presse

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Une étude de l’Institut économique Molinari (IEM) montre que le salarié moyen français travaillera jusqu’au 26 juillet 2011 pour financer les dépenses publiques.

Paris, le 8 juin 2011 – Grâce à des données calculées par Ernst & Young et en collaboration avec New Direction – Foundation for the European Reform, l’IEM a calculé le jour de libération fiscale des 27 pays de l’Union Européenne (UE).

La France est l’un des trois pays à taxer le plus ses salariés, avec la Hongrie et la Belgique.

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Principaux enseignements

Des prélèvements obligatoires en hausse, dépassant le disponible dans 6 pays

Le taux d’imposition réel du salarié moyen augmente dans l’UE de 0,24% en 2011. Il est passé de 43,99% en 2010 à 44,23%, en grande partie en raison de l’augmentation de la TVA dans 13 États membres depuis 2009.

Dans 6 pays, plus de la moitié des revenus liés au travail sont prélevés au titre des impôts et taxes retenus dans le périmètre de notre étude (Belgique, Hongrie, France, Autriche, Allemagne, Suède). Cela signifie que le salarié lambda de ces pays n’a pas de maîtrise directe sur plus de la moitié des fruits de son travail, son influence sur la prise de décision étant au mieux indirecte.

Le pouvoir d’achat des Français particulièrement amputé par les charges et les impôts

L’étude montre que les charges et impôts français pénalisent le pouvoir d’achat. Pour distribuer 1 € de pouvoir d’achat net de charges et impôts au salarié, l’employeur français doit débourser 2,3 fois plus.

Les salariés français sont plus pénalisés que leurs homologues allemands, qui bénéficient pourtant d’un niveau comparable de services publics et sociaux. Pour obtenir 1 € de pouvoir d’achat outre-Rhin, il suffit de distribuer 2,1 €. Le salarié allemand est libéré fiscalement le 11 juillet, soit 15 jours plus tôt qu’en France.

Dans ces conditions, toutes les politiques qui viseraient à augmenter le pouvoir d’achat en occultant la nécessaire rationalisation des dépenses publiques et sociales ne conduiront qu’à des résultats en deçà des attentes.

Un financement des dépenses sociales particulièrement opaque en France

Le manque de transparence est particulièrement fort en France. Les cotisations « patronales » y sont équivalentes à 50% du salaire brut, soit le record de l’UE. L’addition des cotisations « patronales » et « salariales » représente 66% du brut, ce qui représente là aussi le record de l’UE. Les bulletins de paie y sont particulièrement complexes, ce qui masque le coût réel de la protection sociale.

Citation de Cécile Philippe, directrice de l’Institut économique Molinari (IEM) et co-auteur.

« La situation est très inquiétante. Six des 27 pays de l’Union européenne prélèvent plus de la moitié de ce que produisent les salariés au titre des contributions sociales, de l’impôt sur le revenu et de la TVA. C’est notamment le cas en France, qui détient avec la Hongrie et la Belgique le record de taxation de l’Union. Et en dépit de ce fardeau, les déficits continuent d’augmenter un peu partout en Europe. Il est temps de changer de crédo. La solution est dans la baisse des dépenses publiques, et non dans l’augmentation des charges, impôts et autres taxes », commente Cécile Philippe.

L’étude écrite par James Rogers et Cécile Philippe de l’Institut économique Molinari (Paris et Bruxelles) part de données publiées par Eurostat. Les calculs des charges sociales ont été faits par Ernst & Young.

Les versions française et anglaise de l’étude sont disponibles sur le site de l’Institut.

Pour toute information ou interview, contacter :
Cécile Philippe – directrice, Institut économique Molinari
cecile@institutmolinari.org
+33 6 78 86 98 58
James Rogers – chercheur associé, Institut économique Molinari (langue anglaise)
james@institutmolinari.org
+ 32 497 946 840




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