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Gaz à effet de serre : le Canada a raison d’être prudent

par Maxime Bernier
jeudi 25 février 2010.

Lettre ouverte publiée dans La Presse et sur maximebernier.com le 24 février 2010.

rien

Depuis décembre, le débat sur les fondements scientifiques du réchauffement, étouffé depuis des années par la rectitude politique, éclate enfin au grand jour dans les médias. Les nombreuses révélations récentes sur les erreurs du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) s’ajoutent en effet à des théories alternatives qui ont été mises de l’avant depuis de nombreuses années.

Et en s’informant sur les différents aspects de la question, on se rend compte qu’il est possible d’être « sceptique », ou en tout cas de garder l’esprit ouvert, sur à peu près tous les aspects cruciaux de la théorie du réchauffement.

Par exemple, bien que personne ne conteste le fait qu’il y ait eu réchauffement depuis une centaine d’années, son ampleur ne fait pas consensus parmi les scientifiques. Les données des satellites indiquent moins de réchauffement que celles des stations terrestres, qui pourraient avoir été contaminées par l’urbanisation.

Celles qui proviennent des anneaux d’arbre dans les forêts indiquent même un refroidissement ; c’est pourquoi on les a remplacées par des températures considérées comme plus justes en provenance de stations météorologiques dans les graphiques du GIEC. C’est à cette correction que réfère la fameuse astuce pour « masquer le déclin », une phrase du chercheur britannique Phil Jones qui a suscité la controverse dans le contexte du « Climategate ».

Phil Jones a admis qu’on ne sait pas encore si la période du Moyen-Âge pendant laquelle les Vikings ont colonisé le Groenland a vraiment été plus chaude qu’aujourd’hui. Mais que si c’était le cas, cela contredirait l’idée que notre époque est exceptionnellement chaude à cause de l’activité humaine.

On se rend d’ailleurs compte que pendant la période où la préoccupation est devenue la plus forte à propos du réchauffement, c’est-à-dire au cours de la dernière décennie, eh bien… les températures ont cessé d’augmenter ! La quantité de CO2 dans l’atmosphère, censée être à l’origine du réchauffement selon la thèse officielle, est pourtant toujours à la hausse. De très sérieux scientifiques croient toutefois qu’on sous-estime l’influence du soleil et d’autres facteurs qui n’ont rien à voir avec le CO2 dans l’étude des changements climatiques.

Mojib Latif, un chercheur allemand associé au GIEC qui appuie l’essentiel de la thèse réchauffiste, déclarait l’automne dernier que le monde pourrait même connaître deux décennies de températures froides avant que le climat ne recommence à se réchauffer. Une tendance qu’aucun modèle n’avait pourtant entrevue jusqu’à maintenant. Mais les mêmes modèles, paraît-il, peuvent prédire de combien de degrés la planète se réchauffera d’ici la fin du siècle…

Ce ne sont là que quelques-unes des « certitudes » propagées par les tenants du réchauffement sur lesquelles il n’existe en fait aucun consensus scientifique. Au point où un climatologue canadien, le professeur Tim Patterson de l’Université Carleton, déclarait dans une récente entrevue à une radio d’Ottawa qu’on devrait s’abstenir d’agir le temps de réellement savoir ce qui se passe.

Ce qui est certain, c’est qu’il serait irresponsable de dépenser des milliards de dollars et d’imposer une réglementation exagérément sévère pour régler un problème dont on est toujours loin de cerner la gravité. L’alarmisme qui a souvent caractérisé cette question n’est plus de mise. Le Canada a raison d’être prudent.

Maxime Bernier est député de Beauce et ancien ministre canadien des Affaires étrangères.




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