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Exclusivité - La retraite supplémentaire de 110 000 fonctionnaires ayant commis l’erreur d’adhérer au CREF va baisser de 30 %

par Nicolas Marques
jeudi 11 décembre 2014.

Texte d’opinion publié en exclusivité sur le site de l’Institut économique Molinari.

rien

L’Union mutualiste retraite (UMR), héritière du CREF va mal. Elle doit faire face à un « trou » colossal. Il serait de 459 millions selon son rapport annuel 2013, construit avec un taux dérogatoire d’actualisation des engagements futurs de 3%. Dans les faits, la situation serait bien pire si l’on employait le mode de calcul standard, non dérogatoire, promu par les autorités de contrôle.

Selon l’ARCAF, l’Association nationale des fonctionnaires épargnant pour la retraite, il manquerait probablement plus de 2,5 milliards d’euros à l’UMR. L’union mutualiste devrait avoir 10,5 milliards d’euros de réserves pour faire face à ses engagements vis-à-vis de ses sociétaires, là où elle n’avait que 8 milliards d’euros de provisions fin 2013.

Bilan l’UMR va proposer de diminuer de 30 à 35% les rentes servies aux 110 000 anciens sociétaires du CREF lors de son assemblée générale du 18 novembre 2014. Concrètement, l’adhérent moyen percevra autour de 790 € par an au lieu de 1 170 €. Cette nouvelle baisse pénalisera une fois de plus les ex-membres du CREF ayant subi une baisse de leur pension de 16% en 2002 et, depuis, des réévaluations bien en deçà de l’évolution du coût de la vie.

Quelques journaux se sont faits écho de cette triste actualité, qui touche plus particulièrement des retraités de l’éducation nationale ayant eu le malheur de faire confiance à ce complément retraite mutualiste. Ils passent rapidement sur le caractère baroque de ce régime, qui avait la particularité de fonctionner à la fois en répartition et capitalisation. Ces articles font écho des difficultés de l’UMR à dégager des rendements en ligne avec le plan de redressement mis en place au début des années 2000, auxquelles s’ajoutent les difficultés à respecter les nouvelles règles prudentielles.

Pourtant le vrai problème est connu depuis bien longtemps, comme en atteste un rapport Sénatorial de 2006. Alors que CREF « aurait dû fonctionner intégralement par capitalisation, le régime fonctionnait à 60 % par répartition et n’était pas correctement provisionné. »

C’est ce recours à la répartition qui explique, aujourd’hui comme hier, les déconvenues des ex-sociétaires de CREF. Une réalité à méditer, dans un pays qui a, avant tout, fait le choix de promouvoir la répartition.

Nicolas Marques est chercheur associé à l’Institut économique Molinari.




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