Alors
que depuis plusieurs mois, Microsoft essayait de racheter Yahoo,
celui-ci a annoncé un partenariat avec le leader sur le marché
publicitaire en ligne, Google.
Mais en proposant une offre de plus en plus complète de logiciels,
notamment de bureautique, Google se dresse aujourd’hui comme l’un des
concurrents les plus redoutables de Microsoft. Cette concurrence
provenant du géant de l’Internet est évidemment l’une des raisons pour
le projet de rachat de Yahoo par Microsoft, mais elle n’est certainement
pas la seule.
En effet, depuis la condamnation par la Commission européenne, confirmée
en septembre 2007, l’entreprise fondée par Bill Gates est en mal d’un
nouveau business model car celui qu’elle avait construit au fil
des ans au point de se retrouver en « position dominante » a volé en
éclat avec la décision européenne. Elle ne peut, en effet, plus innover
sur le marché des logiciels sans risquer de tomber sous la sanction de
la politique antitrust et ainsi risquer une nouvelle condamnation pour
« abus de position dominante » sur le marché lié à celui des systèmes
d’exploitation.
Voilà le vrai dilemme dans lequel les autorités européennes ont plongé
l’entreprise de Redmond : elles l’ont grandement affaiblie à un moment
où justement la concurrence bat son plein et promet des bénéfices
immenses pour le consommateur. À vouloir choisir les bons ou les mauvais
modèles d’affaires et en empêchant Microsoft d'aller de l'avant avec le
sien, la Commission s’est substituée aux choix des consommateurs et
c’est in fine eux les grands perdants !
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