Qu'on le veuille ou non, les émissions de gaz à effet de serre vont
considérablement augmenter au cours des prochaines décennies car des
milliards d'êtres humains valorisent davantage la réduction de leur
pauvreté que les risques associés aux changements climatiques.
Tant que le charbon demeurera (et de loin) la façon la plus abordable de
produire de l'électricité, les habitants des économies sous-développées
et émergentes n'auront que faire d'approches, comme celle du protocole
de Kyoto, qui ne résistent à aucune analyse coûts-bénéfices.
D'autant que ces approches ne règlent aucun des problèmes bien réels
auxquels ils sont confrontés, de la malnutrition aux maladies
infectieuses en passant par l'accès à l'eau potable.
De plus, les soi-disant mécanismes de marché qui sous-tendent Kyoto
dépendent ultimement de la volonté de gouvernements.
Oseront-ils s'acquitter de la totalité de leurs obligations lorsque les
coûts du CO2 deviendront vraiment apparents à
leurs électeurs ?
Plutôt que de lutter vainement contre les changements climatiques, mieux
vaut affecter nos ressources à des projets d'infrastructures et de santé
publique ayant des bénéfices tangibles.
Kyoto n'est pas non plus nécessaire pour améliorer la durabilité de nos
économies, comme l'illustre le fait que, pour des raisons principalement
liées à une plus grande efficacité économique, les États-Unis ont
davantage réduit leurs émissions de gaz à effet de serre depuis 2000 que
les pays européens.
Si les Français veulent avoir un impact véritable, qu'ils répandent leur
amour du nucléaire.
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