Cécile Philippe, 32 ans, docteur en économie, qui a créé l'Institut Molinari en 2003, confronte l'alarmisme environnemental et les propositions des politiques. Dans la lignée des penseurs libéraux, elle propose «quelque chose de vraiment innovant, en laissant les individus organiser leur avenir». Car les entreprises privées, les individus et le marché n'ont pas attendu Nicolas Hulot pour mener des recherches, ajoute-t-elle.
L'auteur conteste l'idée d'une détérioration de l'environnement et observe un siècle de progrès en termes d'espérance de vie, de production alimentaire, de multiplication des espèces, de qualité de l'air et de l'eau. Au long des chapitres sur Kyoto, les OGM, l'énergie, le développement durable, elle présente les préjugés les plus répandus et y oppose ses arguments.
L'idée fondamentale des Verts oppose l'homme à la nature, l'économie à l'environnement. Pourtant ils ne sont pas antinomiques, loin de là. L'amélioration de la qualité de l'air tient au progrès technique et économique. Le système capitaliste peut aussi inciter à l'amélioration de l'environnement. Karl Marx lui-même notait «l'acharnement fanatique des capitalistes à économiser les moyens de production». Le marché récompense les entreprises les plus efficaces et novatrices en la matière. L'essentiel tient au respect du droit de propriété car, en son absence, l'accès libre à une ressource rare mène à sa surexploitation. Parce que les océans appartiennent à tout le monde, ils ne sont à personne. L'eau n'est donc pas à son juste prix, lequel dépend de la quantité réellement consommée. Faut-il avoir une politique incitative pour encourager l'investissement dans les énergies renouvelables? Cécile Philippe rejette l'idée. C'est lorsque le marché fonctionne sans entraves que les prix reflètent au mieux la rareté des biens. La mise en place de taxes et normes ôtent toute signification au prix. Si des coûts sont cachés, c'est en général parce qu'une réglementation permet de les ignorer.
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