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Michael Crichton, l'auteur de The Andromeda Strain, Jurassic Park et autres thrillers à succès, a écrit une nouvelle qui pourrait transformer profondément le débat national et international autour du réchauffement climatique. Mieux vaut tard que jamais.
State of Fear , dont le premier pressage compterait 1.700.000 copies, est à la fois un thriller et une introduction à la science du réchauffement global et à d'autres thèmes environnementaux. Les personnages de Crichton – un scientifique, un juriste, un mécène et deux femmes remarquablement athlétiques – parcourent le monde pour déjouer les manigances d’extrémistes verts cherchant à effrayer les populations pour faire adopter leur agenda politique radical. Sur leur route, ils prennent le temps d’expliquer à leurs adversaires le caractère erroné de la science du réchauffement climatique et d’autres crises écologiques.
Les livres associant commentaires socio-politiques, scientifiques, et fiction, ne sont ni une nouveauté ni quelque chose de rare. Un classique du genre, à coloration socialiste, est The Jungle d’Upton Sinclair. Atlas Shrugged d’Ayn Rand et The Moon is a Harsh Mistress sont des classiques libertariens. Dans chacun d’eux, les personnages aux prises avec d’obscurs ennemis se lancent dans des réquisitoires nourris par la théorie économique, les sciences politiques et l’histoire.
Un des personnages de Crichton brandit un ordinateur et une imprimante portables pour sortir des listes d’articles de journaux scientifiques prétendant que les modèles climatiques sont défectueux, tandis qu’un autre emploie des séries de graphiques pour révéler des baisses de température à différents points du globe. On soumet au lecteur les thèses selon lesquelles: les températures diminuent en Antarctique et les glaces y sont de plus en plus épaisses, les événements météorologiques extrêmes se rencontrent moins souvent, et les changements dans l’utilisation du sol (la multiplication des routes et autres constructions) provoquent plus de réchauffement de surface que les émissions de dioxyde de carbone et d’autres gaz d’origine humaine. Pour persuader les lecteurs de le prendre au sérieux, Crichton les renvoie à des notes de bas de page, à une annexe incluant les sources d’où proviennent les données apparaissant dans les graphiques, et à une bibliographie annotée.
Dans un « message de l’auteur » à la fin du livre, Crichton résume son point de vue sur la science du réchauffement climatique et sur d’autres thèmes environnementaux tels que l’épuisement des ressources, le principe de précaution et la sauvegarde de la vie sauvage. Il affirme entre autres choses que:
- « Personne ne sait quelle part du réchauffement climatique actuel peut être imputée à l’homme. »
- « Personne ne sait à quel réchauffement on peut s’attendre d’ici la fin du siècle. »
- « L’obsession quasi-hystérique dont fait l’objet la sécurité, débouche au mieux sur un gaspillage de ressources, et constitue au pire une invitation au totalitarisme. »
- « La pensée des activistes de l’environnement... semble étrangement figée dans les concepts et la rhétorique des années 70. »
- « Nous avons besoin d’un nouveau mouvement environnementaliste, avec de nouveaux buts et de nouvelles organisations. »
Il ne fait pas de doute que les dirigeants des grandes organisations de défense de l’environnement vont essayer de discréditer Crichton, comme ils l’ont fait avec Fred Singer, Richard Lindzen, Sallie Balliunas, Patrick Michaels, Robert Balling et Dixy Lee Ray. La différence est que tous ces dissidents sont ou étaient des scientifiques respectés par leurs pairs mais peu connus du grand public. Crichton n'est pas un scientifique, mais il a bien résumé leurs découvertes dans un livre qui va toucher des millions de lecteurs dans les mois à venir, et des dizaines de millions dans les prochaines années.
Crichton a anticipé la campagne de dénigrement en pointant du doigt les motivations de nombre de ses critiques: l'environnementalisme est aujourd'hui une industrie qui brasse des milliards de dollars à l'aide de bourses de recherche financées par les gouvernements et les mécènes de l’ultra-gauche, comptant sur la peur pour que l'argent continue de rentrer dans les caisses. En révélant cette escroquerie, State of Fear pourrait coûter des millions de dollars aux groupes environnementalistes dans les années à venir.
State of Fear ne marque pas le début de la fin de l'environnementalisme radical. Le soutien public au mouvement avait déjà diminué au fur et à mesure que ses prédictions se sont avérées fausses et que son idéologie ultra-étatiste l'a placé en dehors du champ des mouvements politiques recommandables. Mais le livre de Crichton pourrait bien marquer la fin du début et le commencement d'un "nouveau mouvement environnementaliste", qui place la science au-dessus de l'idéologie et les intérêts légitimes de chacun au-dessus des carrières de quelques-uns.
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