QUI ÉTAIT MOLINARI? | QUI SOMMES-NOUS? | CONTACTEZ-NOUS | ACCUEIL

NOUVEAUTÉS

ÉDITORIAUX

PUBLICATIONS DE L'IEM

ÉVÉNEMENTS

DOMAINES DE RECHERCHE

L'IEM DANS LES MÉDIAS

COMMUNIQUÉS DE PRESSE

DEVENEZ MEMBRE

LIENS D'INTÉRÊT

FAITES UNE RECHERCHE

De nouvelles victimes du modèle social européen

Gabriel Calzada - 25 avril 2005
(Traduction par Xavier Méra de l'article New Victims Of The European Social Model paru le 27 mars 2005 sur le site de l' Instituto Juan de Mariana )


Le social-conservatisme, cette tendance idéologique typiquement française (même si elle est maintenant incorporée dans la majorité de la gauche européenne), est revenu à son passe-temps favori, l'étranglement. Comme d'habitude, les principales victimes sont les Français et en particulier les plus modestes, même si le reste de l'Europe devra aussi payer pour ce nouveau triomphe de la pensée unique social-conservatrice.

Je parle du retrait de la directive de libéralisation des services en Europe. La proposition de la Commission européenne, qui avait apparemment été largement soutenue, consistait à libérer l'offre des architectes, des économistes, des ingénieurs, des plombiers et d'autres professions orientées vers les services, des réglementations sclérosantes dans les différents territoires membres.

Le projet était intéressant et important. Il consistait à faire tomber dans les États membres des barrières aux prestations de divers types de services différents du pays d'origine ou de résidence du prestataire. Ceci aurait permis une sollicitation plus importante de la division du travail et de la connaissance en Europe. Cela aurait provoqué une amélioration qualitative pour le marché européen, au moment où il s'étend aux régions centrale et orientale du continent, et aurait significativement augmenté la productivité des travailleurs, en particulier des peu qualifiés.

Les plus aptes à fournir certains services auraient pu se spécialiser dans leur production. L'augmentation de la productivité en résultant, quels que soient ceux qui auraient finalement gagné les faveurs des consommateurs, aurait bénéficié aux moins qualifiés des travailleurs, pas seulement en tant que consommateurs mais aussi comme membres d'une société plus productive grâce à la plus grande valeur que leur coopération acquérrait dans les processus de production améliorés et nouveaux.

C'est le miracle du marché libre: répandre les bénéfices de l'échange libre et pacifique dans la société entière par la division du travail, incluant les peu qualifiés ou ceux qui en ont fait le moins pour améliorer leurs qualifications. Non seulement ouvrir des marchés à un grand architecte ou à un docteur pousse des architectes et docteurs moins qualifiés à se spécialiser dans les domaines où ils sont relativement meilleurs, mais les meilleurs pourront payer plus ceux qui sont aptes à les aider à plier leurs plans d'architectes ou à nettoyer leurs instruments médicaux.

Les politiciens français ont affirmé que le projet est incompatible avec le "modèle social européen" pour réclamer sa suppression. Dans un contexte où le référendum français sur la constitution européenne approche, nous pouvons comprendre que les conservateurs et les sociaux-conservateurs français cherchent à cacher les conséquences heureuses de la liberté économique.
.

Gabriel Calzada est président de l' Instituto Juan de Mariana et fellow au Centre for the New Europe .

 

Institut économique Molinari