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CO2, un mythe planétaire, par Christian Gérondeau

par Guillaume Vuillemey
mardi 1er septembre 2009.

Article publié exclusivement sur le site de l’Institut économique Molinari.

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En s’attaquant dès le titre de son nouvel ouvrage au « mythe » du CO2, Christian Gérondeau tente un pari osé : déconstruire le tabou le mieux ancré de notre époque. Pour lui, non seulement il est illusoire de prétendre diminuer les émissions de gaz carbonique, mais il est également erroné de prédire des catastrophes insurmontables. Le seul désastre qui nous guette est tout autre : un appauvrissement conséquent si les remèdes environnementalistes sont appliqués à la lettre.

Christian Gérondeau part d’un postulat simple : il est impensable que les ressources – pétrole, gaz ou charbon – actuellement contenues dans le sol restent massivement inutilisées, car de nombreux pays en voie de développement en ont besoin pour sortir de la pauvreté. Autrement dit, les quantités que les pays industrialisés ne consommeront pas le seront par d’autres : Chine, Inde, etc. Ainsi, les efforts très coûteux accomplis par l’Europe pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ne permettront pas, globalement, de faire baisser les rejets de CO2 dans l’atmosphère.

À cet égard, ajoute-t-il, il est paradoxal de constater que les gouvernements qui tiennent les discours les plus alarmistes (la France ou l’Allemagne par exemple) encouragent par ailleurs les efforts pour découvrir et exploiter de nouveaux gisements pétroliers ou gaziers. Quoi que l’on fasse, la concentration de CO2 dans l’atmosphère devrait donc doubler au cours du XXIème siècle.

Y a-t-il lieu de s’en alarmer pour autant ? Fort heureusement, non. Car pour Christian Gérondeau, le lien entre rejets de gaz carbonique et réchauffement est loin d’être évident.

Revenons quelque peu en arrière. Entre 1945 et 1975, les températures ont décru alors que la concentration de gaz carbonique s’accroissait. La majorité des climatologues prédisaient alors un dangereux refroidissement ! De 1975 à 1998, le globe s’est réchauffé. Mais depuis 1998, les températures ont cessé d’augmenter alors que les rejets de CO2 n’ont jamais été aussi importants (depuis 2000, les rejets croissent de 3.5 % par an, contre 0,9 % par an entre 1990 et 2000).

Au cours des cent dernières années, la température moyenne s’est élevée de 0.74°C, c’est-à-dire une variation relativement faible par rapport à celles enregistrées au cours des siècles précédents. De manière encore plus parlante, les courbes des températures et de la concentration de CO2 (exposées dans le livre) ne se superposent pas.

Plus fondamentalement, les discours environnementalistes ignorent la réalité de l’action humaine : le progrès technique, l’innovation ou le rôle des prix qui permettront de permettront de préparer l’après-pétrole et de résoudre d’autres problèmes liés à l’environnement.

Tout au long de l’ouvrage, Christian Gérondeau souligne avec justesse les nombreuses erreurs dont les discours environnementalistes sont truffés. Il détaille « l’arnaque » que constituent les subventions massives dont bénéficient les énergies éolienne ou solaire. Il décrypte le fonctionnement des activistes du climat. Ainsi, le GIEC apparaît-il bien davantage comme un groupement politique aux mains d’ONG écologistes plutôt que comme une organisation scientifique (dont les scientifiques critiques sont presque systématiquement exclus).

Enfin, l’auteur anticipe avec raison les conséquences destructrices des politiques actuellement appliquées ou discutées : protocole de Kyoto, taxation du carbone, accord européen de réduction des émissions, etc. À lui seul, le coût du Grenelle de l’environnement est estimé par les services officiels à 440 milliards d’euros d’ici à 2020 !

La voix dissidente de Christian Gérondeau tranche avec les discours catastrophistes ambiants. Son analyse devrait éclairer les décideurs publics, car si tous les discours dominants étaient appliqués à la lettre – ce qui est parfois impossible car les incohérences et les contradictions y abondent – il en résulterait très certainement un appauvrissement conséquent, une hausse des faillites d’entreprises et du chômage. La France et l’Europe perdraient par ailleurs la compétitivité qui leur fait déjà défaut à l’heure actuelle.

Guillaume Vuillemey est chercheur à l’Institut économique Molinari




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