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Climategate, Copenhague... Et après ?

par Cécile Philippe
jeudi 4 mars 2010.

Article publié dans l’Agefi magazine, février 2010, p. 60.

rien

Alors que la France a débuté 2010 sous la neige, on peut se demander où on en est en matière de réchauffement climatique. Ce sujet a été au coeur de l’actualité tant à l’occasion du scandale dit du « climategate » que lors du sommet de Copenhague. Sans entrer dans un débat scientifique où tout pose question, une chose est sûre : l’expérience montre que les solutions proposées par les écologistes-militants ne fonctionnent pas. Même rebaptisée pudiquement sous le nom de décroissance, elles risquent de conduire à la pauvreté pour le plus grand nombre.

En effet, comme nous le répétons depuis plusieurs années, le débat sur la science du climat fait rage. Le GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) a voulu nous faire croire que le consensus régnait en la matière. Loin s’en faut. Une simple recherche sur le net permet de s’en rendre compte rapidement. Récemment, l’affaire du « climategate » a montré comment certains s’y prenaient pour faire taire ceux qui s’interrogent sur les causes du changement climatique. Il est probable qu’il sera plus facile à l’avenir de discuter et de débattre des nombreuses questions qui agitent les spécialistes du climat et que le public se rendra compte que la question est complexe et le rôle de l’homme à ce jour indéterminé.

Cela doit-il nous empêcher de réfléchir voire d’agir pour protéger l’environnement ? Certainement pas. Au-delà du débat scientifique, les solutions proposées par les écologistes, régulation et planification centralisée des ressources, vont nuire à l’amélioration de nos conditions de vie. Il suffit de remonter dans le temps pour constater que l’hyper réglementation et la planification centralisée des ressources a entraîné un appauvrissement généralisé des individus vivant dans les pays de l’Est et une dégradation majeure de l’environnement. L’économiste Mikhail Bernstam observe qu’en 1987 l’émission de polluants industriels et domestiques dans l’air était cinq fois plus élevée en URSS qu’aux États-Unis, malgré un PIB (Produit Intérieur Brut) deux fois plus faible. Parallèlement, l’emploi des ressources polluantes s’intensifiait à l’Est et se réduisait à l’Ouest. De 1980 à 1986, l’auteur souligne que l’énergie nécessaire pour générer 1$ de PIB diminuait de 14 % aux Etats-Unis et en France alors qu’elle augmentait de 11 % en URSS, de 21 % en Bulgarie et de 67 % en ex-RDA. En 1986, les économies socialistes étaient, à production égale, deux à trois fois plus polluantes que les économies de marché.

Il ne faut donc pas s’y tromper, on ne peut pas améliorer durablement les conditions de vie des individus en faisant fi de la science économique. Les échanges non entravés et encadrés par la responsabilité individuelle et les droits de propriété sont certainement la meilleure façon de créer une société riche et prospère, au sein de laquelle la qualité de l’environnement pourra continuer à s’améliorer.

Cécile Philippe est directrice générale de l’Institut économique Molinari.



Documents
Climategate, Copenhague... Et après ?
Type : PDF (263.4 ko)
Mis à jour le : 1er février 2010




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