Articles d’intérêt


Pour soutenir notre action :
Appuyer l'iem
Partager nos travaux :

Joignez notre groupe sur Facebook

Ce qui est en danger n’est pas le climat mais la liberté

par Vaclav Klaus
vendredi 13 juillet 2007.

Il suffit d’un hiver exceptionnellement doux, et ce en dépit du fait que la température globale n’a augmenté que de 0.6 pour cent au cours du 20ème siècle, pour que les environnementalistes et leurs disciples suggèrent des mesures radicales afin de faire quelque chose à propos du climat, et de le faire immédiatement.

rien

Nous vivons une époque bien curieuse. Il suffit d’un hiver exceptionnellement doux, et ce en dépit du fait que la température globale n’a augmenté que de 0.6 pour cent au cours du 20ème siècle, pour que les environnementalistes et leurs disciples suggèrent des mesures radicales afin de faire quelque chose à propos du climat, et de le faire immédiatement.

L’année passée, le film documentaire d’Al Gore a été diffusé dans les salles de cinéma du monde entier, le rapport britannique Stern (étant plus ou moins celui de Tony Blair), a été publié, le 4ème rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) des Nations Unies a été émis, et le sommet du G8 a annoncé son ambition de faire quelque chose à propos du climat. Les êtres rationnels et épris de liberté doivent réagir. Les règles du politiquement correct sont strictes et une seule vérité nous est imposée. Le reste est dénoncé. Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans l’histoire de l’humanité.

L’auteur Michael Crichton l’a clairement dit : « le plus grand défi auquel le genre humain fait face est celui de distinguer la réalité de la fabulation, la vérité de la propagande ». Je partage le même sentiment car le débat autour du réchauffement climatique est devenu un exemple typique du défi opposant vérité et propagande. Il faut du courage pour s’opposer à la « vérité établie », et ce bien que de nombreuses personnes, y compris des scientifiques de renommée mondiale, perçoivent la question du changement climatique de façon totalement différente.

Pour quelqu’un qui a vécu sous le communisme pendant la plus grande partie de sa vie, je me sens obligé de dire qu’à mon sens, la plus grande menace actuelle pour la liberté, la démocratie, l’économie de marché et la prospérité réside dans l’environnementalisme combatif et non dans le communisme. Cette idéologie veut remplacer l’évolution libre et spontanée de l’espèce humaine par une sorte de planification centrale (et maintenant globale).

Les environnementalistes réclament une action politique immédiate parce qu’ils ne croient pas à l’impact positif de la croissance économique sur le long terme et ignorent à la fois le progrès technologique dont les générations futures vont immanquablement bénéficier, et le fait avéré que plus une société est riche, meilleure est la qualité de l’environnement. Ce sont des malthusiens pessimistes.

Les scientifiques devraient nous aider et prendre conscience des effets politiques de leurs opinions scientifiques. Ils se doivent d’exposer leurs convictions politiques et morales et de reconnaître à quel point ces dernières ont affecté leur sélection et leur interprétation des preuves scientifiques.

Y a-t-il un sens à parler du réchauffement de la Terre si on replace le sujet dans le contexte de l’évolution de la planète sur des centaines de millions d’années ? Tout enfant a abordé à l’école le sujet des variations thermiques, les périodes glaciaires et le climat beaucoup plus chaud à l’époque du Moyen Âge. Chacun d’entre nous a remarqué que même sur l’étendue de sa propre vie des fluctuations de température surviennent (dans le sens de la hausse ou de la baisse).

Grâce à l’avancée technologique, à l’augmentation de la richesse disponible, à la rationalité des institutions et à la capacité des pays à s’organiser eux-mêmes, le degré d’adaptation du genre humain a augmenté de façon manifeste. Cette adaptabilité va continuer à augmenter et va permettre de solutionner n’importe quelles conséquences potentielles liées à des changements climatiques modérés.

Je suis d’accord avec le professeur Richard Lindzen du MIT quand il dit que « les générations futures se demanderont avec une stupéfaction embarrassée pourquoi le monde développé du début du 21ème siècle a succombé à un vent de panique du fait d’une augmentation moyenne des températures de quelques dixièmes de degrés. Elles se demanderont comment il a été possible d’envisager de renverser l’âge industriel au nom de projections informatiques hautement incertaines et d’une succession de déductions invraisemblables ».

La question du réchauffement climatique concerne plus les sciences sociales que les sciences naturelles et concerne plus l’homme et sa liberté que des fluctuations de la température moyenne de quelques dixièmes de degrés Celsius.

Vaclav Klaus est président de la République Tchèque



Documents
Václav Klaus - Freedom, not climate, is at risk
Type : HTML (32.9 ko)
Mis à jour le : 14 juin 2007




Institut économique Molinari : proposer des solutions alternatives et  innovantes favorables à la prospérité de l’ensemble des individus composant la  société

Institut économique Molinari
Paris - Bruxelles - Montréal