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Avons-nous un éléphant dans le cerveau ?

par Cécile Philippe
mercredi 20 juin 2018.

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Cécile Philippe, directrice générale de l’IEM, contribue régulièrement à la revue internationale d’idées de langue française Phébé. Il s’agit d’un magazine du journal Le Point qui vise à éclairer.

Dans la mythologie grecque, Phébé (« la brillante ») était la Titanide de la lumière. Phébé offre un panorama unique de la pensée mondiale. Phébé est alimentée par un réseau de correspondants sur les cinq continents. Leur rôle est d’identifier les publications universitaires les plus originales - livres, articles, rapports de think tanks, conférences - et de les restituer dans des articles accessibles pour le public éclairé. Laetitia Strauch-Bonart, basée à Londres, en assure la coordination éditoriale.

Pour plus d’information : https://phebe.lepoint.fr/qui-sommes-nous
Disponible sur abonnement : https://phebe.lepoint.fr/faq


Son huitième article a été publié dans le n°51 du 16 juin 2018 (Après la fin de l’histoire, celle de la démocratie ?). Il s’agit d’une critique du livre The Elephant in the Brain. Hidden Motives in Everyday Life , des auteurs Kevin Simler et Robin Hanson (Oxford University Press, 2018).

Avons-nous un éléphant dans le cerveau ? (sur abonnement)
Dans le numéro 36 de la revue Phébé, je vous parlais d’un ouvrage dans lequel Bryan Caplan défend l’idée que le système éducatif ne correspond pas à l’image que l’on s’en fait. Au lieu de nous aider à acquérir et retenir des compétences utiles pour notre futur travail, il servirait avant tout à signaler à de futurs employeurs l’intelligence, le niveau de conformisme et l’endurance.

Dans The Elephant in the Brain, les auteurs Hanson et Simler s’attachent à identifier d’autres situations dans lesquelles des comportements ou des arrangements ne produisent pas les effets escomptés. Ils généralisent la démarche de Caplan à des situations ne correspondant pas nécessairement à la signification qu’on leur donne. Leur approche – qui puise principalement ses sources dans la psychologie cognitive et sociale, la sociologie, la primatologie et l’économie – leur permet de revisiter le rôle du rire, des conversations, de la politique, de la religion ou de la santé. Ces comportements humains ou ces institutions répondraient à des motivations cachées qu’il est utile d’expliciter dans la mesure où ils engendrent des coûts cachés. Pour Hanson et Simler cet exercice permettrait d’expliquer pourquoi nombre d’institutions n’atteignent pas leurs objectifs affichés et/ou se révèlent inefficaces.




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