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Allons-nous enfin avoir droit à un vrai débat sur le climat ?

par Cécile Philippe
mardi 24 novembre 2009.

Article publié exclusivement sur le site de l’Institut économique Molinari.

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Nous pensons nécessaire de porter à l’attention de nos lecteurs ce que nombre de journalistes et bloggers appellent déjà du nom de « Climategate ».

Il s’agit du piratage de plus de 1000 emails de l’Unité de recherche climatique (CRU – Climate Research Unit) de l’Université d’East Anglia. Cette unité joue un rôle majeur au sein du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’évolution du climat) et les conclusions de leurs études ont justifié de nombreuses politiques publiques contraignantes comme le marché des droits à émission, la taxe carbone, les subventions publiques au développement des énergies renouvelables, etc.

S’il est une chose qui semble se dégager des débats autour des emails du CRU, c’est que le public ne devrait pas – comme nous l’avons souvent répété dans nos articles – croire que le consensus dans le domaine climatique existe, que la science est faite et peut justifier toutes sortes de nouvelles réglementations et taxes coûteuses. Comme nous le défendions dans "C’est trop tard pour la terre", il faudrait privilégier une nouvelle approche concernant ce sujet. Nous écrivions :

« Il existe un débat extrêmement animé parmi les scientifiques qui essayent de comprendre le fonctionnement du climat. L’histoire nous dira qui a raison. Mais d’ici là, le débat doit se poursuivre afin de mieux comprendre les causes, l’ampleur et les conséquences des changements climatiques. Le réel danger aujourd’hui serait de tomber dans la caricature en bâillonnant systématiquement ceux qui doutent et s’interrogent.

Les personnes qui se montrent sceptiques à l’égard des origines du changement climatique sont trop souvent considérées comme immorales ou malhonnêtes. Il y a quelques mois, le secrétaire à l’environnement britannique David Milibrand assimilait ceux qui nient le changement climatique aux défenseurs modernes de l’idée que la Terre est plate. Récemment, la Société Royale de Londres – l’équivalent de l’Académie des Sciences française – a tenté de réduire au silence les ‘sceptiques’ du changement climatique en incitant une grande entreprise à cesser de les financer au motif qu’ils « déforment la science du changement climatique. »

Il en va de même chez nous où le simple fait de s’interroger sur l’origine humaine du réchauffement global peut vous amener à être accusé de négationnisme, à l’instar de ce qui vient d’arriver à Claude Allègre. Une chroniqueuse australienne est même allée plus loin en affirmant : « il existe peut-être une raison pour faire du déni du changement climatique une infraction. C’est un crime contre l’humanité, après tout. »

Ces attitudes fermées – de plus en plus répandues – sont extrêmement dangereuses. En faisant taire les sceptiques et en décrétant que le débat est clos, le risque est de légitimer des politiques publiques inefficaces d’un point environnemental. Il est crucial que soit reconnu l’importance d’un débat contradictoire sur le climat, qui se poursuive en dehors de propos outranciers et caricaturaux. »

L’attitude de la presse française à ce sujet est exemplaire d’une attitude fermée et nous le regrettons.

Nous invitons donc les lecteurs à prendre connaissance de ces emails et à lire ce qui se dit à ce sujet aussi bien dans la presse française qu’étrangère.

Nous vous proposons donc ici la traduction d’un éditorial du Wall Street Journal Europe originellement publié le 23 novembre 2009 sous le titre « Global Warming With the Lid Off » et quelques liens que nous avons jugés d’intérêt.

Presse étrangère

Le Temps : Une conspiration des scientifiques ?

The Examiner : Global warming hidden files

Presse française

Le Monde : Les courriels de climatologues divulgués pour les discréditer

L’Express : Des e-mails piratés pour discréditer des climatologues

Le Point : Le « Climategate », une affaire embarrassante à la portée limitée

Voir aussi : www.climateaudit.org / Changement Climatique / Objectif Liberté

Cécile Philippe est directrice générale de l’Institut économique Molinari



Documents
Le monde du réchauffement climatique révélé au grand jour
Type : PDF (352.5 ko)
Mis à jour le : 23 novembre 2009




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