Les travaux réunis par Kendra Okonski s’inscrivent dans le débat sur les solutions à apporter au réchauffement de l’atmosphère terrestre. Cet ouvrage est de fait bienvenu. Car si les grands média, malgré quelques exceptions, font souvent croire que les solutions proposées pour combattre ce phénomène considéré a priori comme problématique, sont connues et irréfutables, plusieurs ouvrages comparables à Adapt or Die montrent désormais qu’un débat sérieux et surtout loyal doit avoir lieu.
Le lecteur potentiel l’aura compris, ce livre ne conteste pas le phénomène du réchauffement climatique, mais discute des symptômes futurs qui lui sont attribués et des « médications » institutionnelles par lesquelles on veut les combattre. Certains trouveront que d’entrée, l’optique générale de l’ouvrage est contestable, en ce que plusieurs scientifiques ont démontré le caractère très rudimentaire des modèles prédictifs du réchauffement. Toutefois, cet aspect n’est pas complètement ignoré. A ce sujet, on retiendra l’article de Martin ÅGERUP. Ce dernier montre entre autres que les mesures de réduction d’émission du CO2 prises dans le cadre du protocole de Kyoto - qui n’est d’ailleurs pas encore entré en vigueur -, s’appuient sur des modèles développant des scénarios alternatifs dont les probabilités ne sont nullement évaluées. L’une des conséquences graves de cet état de fait, est que les scénarios extrêmes - pour lesquels l’expérience montre en général que leur probabilité d’occurrence est faible -, sont, dans le meilleur des cas, implicitement considérés comme équiprobables aux autres scénarios. Les décisions sont alors systématiquement biaisées en faveur des mesures les plus radicales, qui sont aussi économiquement les plus coûteuses.



